Quatuor Girard

Les Sept Paroles de la Vierge

Compositeur :

Alexandre Benéteau

Lundi 3 août - 21h

Église Notre-Dame du Cap Lihou

Méditations philosophiques de Martin Steffens

Aux  côtés des sept dernières paroles du Christ, les évangiles relèvent sept  paroles de Marie, mère du Christ. En correspondance avec l’œuvre de  Haydn, ces sept paroles constituent la source de la nouvelle création  musicale. Le Quatuor Girard a rencontré Alexandre Benéteau dans le cadre  d'un enregistrement discographique. De cette rencontre artistique et  humaine, est né le désir de lui confier la composition des Sept Paroles  de la Vierge. Le philosophe Martin Steffens a mûri les méditations qui  la ponctuent, à travers l'écriture d'un livre sur « Marie » qui paraîtra  prochainement.

Les 7 Paroles de la Vierge :

Comment cela se pourra-t-il faire puisque je ne connais pas d'homme ?
(S. Luc 1,34)

Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole !
(S. Luc 1,38)

Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth
(S. Luc 1,40)

Mon âme magnifie le Seigneur... : Magnificat

(S. Luc 1,46)

Mon Fils pourquoi nous as-tu fait cela ?

(S. Luc 1,48)

Ils n'ont pas de vin

(S. Jean 1,3)

Faites tout ce qu'il vous dira

(S. Jean 2,5)

Alexandre Benéteau, Compositeur

Compositeur et pianiste, né en 1973.
Après des études à l’ENM de Pau, aux CNR de Rueil Malmaison et de Paris  ainsi qu’à l’Université de Paris-Sorbonne IV, il achève sa formation au  Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSMDP) où il obtient les  prix d’harmonie, de contrepoint, de fugue et d’orchestration.

Se  destinant très jeune à la composition (ses premiers essais créés en  concert datent de 1987), mais imperméable aux diktats de l’avant-garde,  il cherche longuement sa « voix ». Ni expérimental, ni néo-tonal, son  style se caractérise par une énergie rythmique, un lyrisme certain  doublés d’un souci constant de clarté et d’intelligibilité (que ce soit  dans l’articulation de la phrase, celle de la forme ou encore de  l’orchestration).

L’année 2009 marque un tournant important dans sa carrière :

Pour  le festival Les flâneries de Reims, Hervé Corre de Valmalète lui  commande deux œuvres, pour le duo trompette/orgue formé par Romain Leleu  et Matthias Lecomte mais aussi pour l’immense harpiste Marielle  Nordmann.
Toujours en 2009, Alexandre Benéteau remporte le Concours International  de Composition Vocale Seghizzi (Italie) pour sa pièce vocale a capella  intitulée Succurre Miseris.

En  2010, il est nommé lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque  Populaire. Cette distinction lui confère une reconnaissance et une  légitimité qui s’avéreront déterminantes pour la suite de son parcours.  S’ensuivent de nombreuses commandes et résidences auprès de festivals,  ensembles, conservatoires et interprètes.

Les  œuvres d’Alexandre Benéteau ont été entendues en France, Italie,  Allemagne, Royaume- Uni, Luxembourg, Pays-Bas, Etats-Unis, Grèce, Corée  du sud, Chine et Afrique du sud.
Elles sont interprétées par des artistes et ensembles de renom. Parmi  eux, Marielle Nordmann, le Quatuor Girard, le Quatuor Hermès, Juliette  Salmona, Gaspard Dehaene, Romain Leleu, Jacob Shaw, Beatrice Berrut,  Natacha Kudritskaya, le chœur de l’Armée française, l’ensemble Vocal  Cantatrix, l’Orchestre Symphonique de Bretagne (OSB), Quentin Hindley,  etc.

En septembre  2015, sa partition pour le documentaire Finding Gondal : the story of  the Brontë family de Morgan Rauscent est récompensée par un Gold Award  à l’International Independent Film Awards de Los Angeles.

Martin Steffens, Philosophe

Né en 1977, agrégé de philosophie, Martin Steffens est professeur en khâgne.

Conférencier,  auteur d’articles et d’études, chroniqueur dans le quotidien La Croix,  il a écrit plusieurs essais amplement remarqués et récompensés.

La philosophie de Martin Steffens explore les différentes
modalités du consentement, du Ja sagen (dire-oui) nietzschéen,
au "fiat" biblique en passant par l'acquiescence chez Leibniz. La  question au commencement de son œuvre est la suivante : ce qu'on ne peut  changer, on peut au moins y consentir... mais comment faire pour que ce  "oui" ne soit pas une résignation ? Soucieuse de ne pas faire  l'économie du tragique, la pensée de Steffens part de l'impossible  contre quoi l'homme se heurte et propose, à partir de là, une traversée  qui emprunte à la philosophie (Nietzsche, Simone Weil...), à la  littérature (Léon Bloy, Hubert Selby Jr...) et à l'exégèse biblique. Les  thèmes abordés sont ceux du consentement : à la vie (Petit traité de la  joie, 2011), à l'épreuve (La vie en bleu, 2014), au mal qui nous habite  (Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger, 2016), ou à la mort  (L'éternité reçue, 2017). Un court essai explore l'impossibilité de  consentir, celui consacré à la violence (Rien que l’amour, 2015).

Le mot du Quatuor Girard

Les  Sept Paroles du Christ en Croix est une des premières œuvres que nous  avons jouées en concert. Alors que nous fêtons cette année notre 10ème  anniversaire, nous sommes particulièrement heureux de pouvoir présenter  le Diptyque des Sept Paroles. A travers cette création inédite qui  s'ancre dans la grande tradition du Quatuor à cordes et qui donne la  part belle au langage musical d'aujourd'hui, nous souhaitons apporter  notre contribution artistique aux réflexions de notre temps. Si la forme  du quatuor est déjà en soi un art de la conversation, le nouveau  dialogue que nous proposons entre le compositeur Alexandre Benéteau et  le philosophe Martin Steffens vient souligner à quel point il est  indispensable d'écouter...