Ensemble Magnétis

Airs sacrés et profanes d'Haendel

Direction :

Sébastien Bouveyron

Mercredi 5 août - 21h

Église Notre-Dame du Cap Lihou

L'Ensemble MAGNETIS,  dirigé par Sébastien Bouveyron revient nous charmer dans un programme  baroque d'airs profanes et sacrés en invitant la soprano Emilie Rose Bry  dans des oeuvres de Haendel tirées de Giulio Cesare, Rinaldo, Le  Messie. Emilie Rose Bry est en tournée avec l'Ensemble Matheus de  J.Christophe Spinosi. La variété des airs est une pure merveille à  découvrir.

L’Ensemble  Magnétis est né du désir de partager avec enthousiasme et simplicité  les richesses de la musique classique, et a pour ambition de créer un  nouveau lien avec le public, une nouvelle écoute, en donnant un cadre  émotionnel aux œuvres. Il ne s’agit pas de la transmission d’un savoir  sur les œuvres, mais, à travers l’explication enthousiaste de leurs  enjeux artistiques, de l’élaboration d’une atmosphère d’attente et  d’affection susceptible de leur donner le plus grand impact possible.

PROGRAMME

Georg Friedrich HAENDEL (1685 - 1759) :

RINALDO :

- Ouverture
- Furie terribili

- Dunque i lacci / Ah crudel
- Cara sposa

- Lascia ch'io pianga

SONATE EN TRIO EN SOL MINEUR, op. 2 n°5 :

Larghetto - Allegro - Adagio - Allegro

GIULIO CESARE :

- Piangero

LE MESSIE :

- Rejoyce
- How beautiful are the feet

GLORIA IN EXCELSIS DEO :

- Gloria

Dirigé par le violoniste Sébastien Bouveyron et constitué de musiciens jouant à la fois dans des orchestres modernes et des ensembles sur instruments historiques, l’Ensemble Magnétis s’est lancé dès sa création, fin 2013, dans deux types de projets.

Certains  concerts mêlent différents styles et époques autour d’une thématique et  d’un fil conducteur précis (Exotisme et métissage, Hommage à Glenn  Gould…). Les autres, plus classiques, s’attachent à une période ou à un  compositeur en particulier (Musique sacrée de la Renaissance, Les Sept  dernières paroles du Christ de Haydn…).

Chaque  programme se nourrit d’un travail de recherche qui met en résonance la  musique avec de nombreux domaines (peinture, histoire de l’art,  philosophie…), pour tenter de comprendre le fonctionnement et  l’originalité propres à chaque œuvre, et d’en proposer une  interprétation riche et personnelle.

De  nombreux concerts sont commentés par Sébastien Bouveyron. Il ne s’agit  pas d’une simple présentation informative : l’explication enthousiaste  des enjeux artistiques des œuvres permet d’élaborer une atmosphère  d’attente et d’affection susceptible de leur donner le plus grand impact  possible. Une sorte d’écrin. Ce discours sur les œuvres fait déjà  partie de l’interprétation, comme l’accrochage des tableaux dans une  exposition est déjà pour le peintre l’occasion d’exprimer un point de  vue sur ses œuvres qui en déterminera en partie la réception. Il permet  de faire vivre aux artistes et au public une expérience esthétique  commune.

Très attaché  au territoire de la Manche depuis sa création, l’Ensemble Magnétis est  resté trois ans en résidence au Trident, Scène nationale de  Cherbourg-en-Cotentin, où il a pu créer de nombreux projets, et continue  de donner des concerts dans tout le département, dans le cadre de  différents festivals (Via Aeterna, L’été musical de Barfleur, Mission on  the roc à Granville…) et dans des lieux aussi divers que des fermes en  exploitation, des monuments classés (château des Ravalet et abbaye du  Vœu à Cherbourg, abbaye de La Lucerne d’Outremer), des églises…  L’Ensemble Magnétis se produit également dans le reste de la France et à  l’étranger (notamment en Allemagne à Hagen, Dresde et Leipzig, et en  Ecosse à Glasgow dans le cadre du Cottier chamber project…).

L’Ensemble Magnétis est soutenu par la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, le Département de la Manche et la SPEDIDAM.

Emilie ROSE BRY, soprano

Claveciniste  et flûtiste de formation, c’est après des études de chant au CRR de  Paris et à la Manhattan School of Music que la soprano franco-américaine  Emilie Rose Bry intègre en 2013 le CNIPAL à Marseille.

Elle  a depuis été soliste au Theater an der Wien à Vienne, au Gran Teatre  del Liceu et au Palau de la Musica de Barcelone, au Teatro Colon  à Buenos Aires, à la Philharmonie de Moscou, aux Opéras du Caire et  d’Alexandrie (Egypte), à l’Opéra Royal de Versailles, aux Opéras de  Lyon, Toulon, Nantes et Vichy. Ses principaux rôles interprétés sur  scène et en tournée se composent de Poppea, Drusilla, Amore/Valletto (  L’Incoronazione di Poppea), Elvira (L’Italienne à Alger), Frasquita  (Carmen) et Armida (Rinaldo).

Emilie  se produit régulièrement en concert avec Jean-Christophe Spinosi et son  Ensemble Matheus et est par ailleurs récemment lauréate des concours de  Bordeaux, Arles et Enesco. Parmi ses projets notons le rôle de la  Comtesse dans les Petites Noces de Mozart à l’Opéra de Toulon, le rôle  de Megacle dans L’Olimpiade de Vivaldi et la soprano 2 dans le  Magnificat de Bach au Festival de Rocamadour et au Théâtre des Champs-  Elysées.

Sébastien Bouveyron, direction

Après  avoir obtenu le prestigieux « Diplôme d’Artiste Interprète » du  Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (3ème cycle,  classes de Boris Garlitsky et d’Ami Flammer), et eu le privilège  d’étudier avec Veda Reynolds à Paris puis pendant deux ans avec Viktor  Tretiakov à la Hochschule de Cologne, Sébastien Bouveyron est invité  dans de nombreux festivals (« Next generation » à la Cité de la musique à  Paris, festival de Guebwiller, festival de Froville, Musiktriennale  Köln…). Passionné de littérature et de philosophie, il obtient,  parallèlement à ses études musicales, un DEA de littérature allemande  (actuel Master II) à l’Université Paris XII. Très intéressé également  par le travail sur instrument d’époque, il étudie le violon baroque à la  Hochschule de Cologne et collabore régulièrement avec l’Ensemble  Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi.

Ses  premiers récitals commentés sont l’occasion d’un partage très  enrichissant et très apprécié par le public, et il publie en 2011 un  essai sur l’interprétation musicale : Pour une interprétation  artistique. Il fonde deux ans plus tard l’Ensemble Magnétis, qu’il  dirige du violon et avec lequel il donne des programmes nourris par  cette large palette d’intérêts artistiques et stylistiques. Il publie  régulièrement des textes d’accompagnement des concerts de l’Ensemble,  qui reflètent la recherche mise en œuvre pour chaque programme.

Sébastien  Bouveyron a eu le bonheur de jouer pour plusieurs concerts sur deux  instruments d’exception : le « Helvetica » de Stradivarius (1686) ainsi  qu’un Guarnerius del Gesù de 1727 prêtés gracieusement par le luthier  londonien Florian Leonhard.