ARTISTES

MUSIQUE SACREE

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur - Récital d'ouverture du Festival

Samedi 1er août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Jeune mezzo-soprano de 27 ans, Marie-Andrée se forme au conservatoire de Bordeaux dans la classe de Maryse Castets. Durant sa formation, elle chante les rôles de L’Enfant dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, et de Didon dans Didon et

Énée de Purcell. Elle travaille régulièrement avec l’Opéra National de Bordeaux et Marc Minkowski (Petite Messe Solennelle de Rossini, Le Messie..). En décembre 2018, elle chante le Ripieno de la Grande Messe en Ut de Mozart avec Les Musiciens du Louvre au Victoria Hall in Genève, la Philharmonie de Paris, Grenoble, au Bozar de Bruxelles et au Concertgebouw d’Amsterdam. Elle interprète le rôle de Grimgerde dans Die Walküre de Wagner en juin 2019 à l’Opéra de Bordeaux sous la direction de Paul Daniel.  Été 2019, elle participe au Young Singer Project du Festival de Salzburg où elle est la Deuxième Dame dans Médée de Cherubini avec le Wiener Philharmoniker, sous la direction de Thomas Hengelbrock. Elle se produit

également en récital avec l’Orchestre du Mozarteum. 

En septembre 2019, elle intègre l’Académie de l’Opéra de Paris. Elle se produit alors en récital en Chine (Grand Théâtre de Shanghai, Grand Théâtre de Shengjing et au Théâtre de Nankin) en novembre 2019. Elle interprète en janvier 2020 les rôles de La Mère/Tasse Chinoise/Libellule dans l’Enfant et les Sortilèges de Ravel à l’Opéra Garnier. Vous pourrez la retrouver la saison prochaine en récital à l'Opéra de Garnier, dans le rôle de Didon de Purcell au festival de la Grange au Lac à Evian au mois d'octobre, ainsi que dans le rôle de Lucrèce dans The Rape of Lucretia de Britten au Théâtre des Bouffes du Nord.

Egregor Vocal - Programme Marial a cappella - Thomas Roullon, direction

Dimanche 2 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

egregor vocal rassemble 9 artistes internationaux spécialistes du chant a cappella à un-par-voix.

egregor vocal explore, dépoussière, réédite, transcrit, arrange les mille et une oeuvres de ce répertoire, sans aucune limite de styles ni d’époques, de la musique médiévale à la musique contemporaine, en passant par les standards jazz et pop.

egregor vocal, du grec ancien égrègora, éveiller, ou du latin grex gregis, troupeau. L’idée de créer l’âme du groupe, au-delà de sa propre spiritualité, exalter ses sens, partager ses émotions, harmoniser ses énergies… par sa voix !

egregor vocal propose toujours des concerts conçus pour sublimer tout le potentiel acoustique et l’âme du lieu, et maximiser l’espace scénique pour envelopper le public.

egregor vocal associe le chant choral aux nouvelles technologies et aux autres formes d’arts : dessin sur sable, appli de conception du programme musical au fil du concert, concerts en binaural (Audio 3D) en direct sur internet, disque « Surround the World A Cappella » en Audio 3D à paraître en 2020 !

egregor vocal est lauréat du concours de Tampere en Finlande, ses différents ensembles reconnus internationalement se produisent de 4 à 16 chanteurs selon les différents programmes proposés par son directeur artistique Thomas Roullon, depuis 12 ans.

 

Thomas Roullon, direction

Sa vision unique du son a cappella, sa rigueur technique, son vif intérêt pour les nouvelles technologies et la culture Geek influencent directement la création de ses concerts.

Il a exploré la musique sous tous les angles (formation musicale, analyse, composition, direction) à l’Université et au conservatoire de Tours. Puis il obtient le DEM de chant avec Yves Sotin et Alain Buet. Il se professionnalise à 20 ans et devient soliste avec, entre autres, Mikrokosmos (Loïc Pierre), Accentus (Laurence Equilbey), et est également soliste lyrique à l’Opéra de Paris et de

Rennes.

Il s’est produit sous la direction de grands noms, comme Pierre Boulez ou François-Xavier Roth, et a partagé la scène avec Barbara Hendricks ou Emmanuelle Béart.

Il a déjà été invité pour diriger Accentus, assister Loïc Pierre à la direction, et coacher le groupe vocal Accent.

 

Le "Nonette Vocal Egregor" est composé de :

Marie Roullon, Jeanne Groleau, Katarina Vukadinović, Jean-Baptiste Craipeau, Emmanuel Lanièce, Simon Craipeau, Cédric Lotterie, Thomas Roullon, Julien Guilloton

 

Marie ROULLON Accentus, Mélisme(s), opéra de Rennes, suissesse

Jeanne GROLEAU Ensemble Vocal de Nantes, professeur de FM à Saint Nazaire

Katarina VUKADINOVIC Mikrokosmos, opéras, serbe

Jean-Baptiste CRAIPEAU compositeur et arrangeur, Youtuber Multitrack, Accent

Emmanuel LANIÈCE Maîtrise de Caen, TRIWAP, Voice Messengers

Simon CRAIPEAU Professeur de musique agrégé, Sgt Pepper

Cédric LOTTERIE Mikrokosmos, opéras, Garçons S’Il Vous Plaît, Maîtrise d’Angers

Thomas ROULLON Mikrokosmos, Accentus, Arsys, opéras, double-c(h)œur vendéen

Julien GUILLOTON Mikrokosmos, Aedès, Pygmalion, OpusJam

 

A Christmas Round                Tavener              Grèce

Today The Virgin                   Tavener              Angleterre

Salve Regina                        Poulenc              France

O Magnum Mysterium           Lauridsen            Etats-unis

Lute Book                             L'estrange           Angleterre

Stabat Mater                        Kodály               Hongrie

Ave Maria                           Arbo                  Catalogne

Ave Maria + grégorien          Biebl                  Autriche

Ave Maria                           Victoria              Espagne

Богоро́дице Дѣ́во              Rachmaninov       Russie

Magnificat                           Pärt                   Estonie

Totus Tuus                            Gorecki              Pologne

Quatuor Girard - Les Sept Paroles du Christ en Croix de Joseph Haydn

Lundi 3 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Interprétation du Quatuor Girard

Méditations philosophiques de Martin Steffens

Les Sept Paroles du Christ en Croix, œuvre emblématique de Joseph Haydn, occupent une place tout à fait unique dans le répertoire pour quatuor à cordes. Il s'agit à l'origine d'une commande pour l'office du Vendredi saint 1786 de l'église Santa Cueva de Cadix en Espagne. L'évêque souhaitait que des plages de méditation alternent avec celles musicales.

Suite à une heureuse rencontre, est né le souhait de proposer une interprétation inédite de l'œuvre en réitérant ce dialogue entre les pièces musicales et les méditations. Puisées dans l’interprétation ample et recueillie des Sept Paroles du Christ en Croix par le Quatuor Girard, les sept méditations philosophiques de Martin Steffens abordent des thèmes à la fois intimes et universels. Ils donnent à entendre que nos temps de crise, ou de croix, sont aussi, et peut-être d’abord, des temps de rencontre. 

Le Quatuor Girard et Martin Steffens se sont produits au Festival des Arts Jaillissants de Montsapey, à la Cathédrale de Vaison-la-Romaine, a l'église Saint Thomas d'Aquin à Paris, ou encore au Festival des Voix sacrées de Metz. Dans cet élan de collaboration a grandi peu à peu le désir de créer une nouvelle œuvre musicale, inspirée par la forme et le caractère si particuliers des Sept Paroles du Christ en Croix. 

Les Sept Paroles de la Vierge du compositeur Alexandre Benéteau qui seront donnée ce même jour à 21 h entrent en dialogue avec les Sept Paroles du Christ en Croix que Joseph Haydn composa en 1787.
A plus de deux siècles de distance, les deux œuvres se réflèchissent l’une l’autre et s’éclairent mutuellement. Elles composent un véritable diptyque, ancré dans la tradition du patrimoine musical occidental et irrigué par les aspirations de notre temps. 

Les 7 Paroles du Christ en Croix

Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font
(S. Luc 23,34)

En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis
(S. Luc 23,43)

Femme, voici ton fils. Et à Jean : Voici ta mère

(S. Jean 19, 26–27)

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
(S. Marc 15,34 - S. Matthieu 27,46)

J’ai soif

(S. Jean 19,28)

Tout est achevé

(S. Jean 19,30)

Père, entre tes mains je remets mon esprit

(S. Luc 23,46) 

Quatuor Girard, Musiciens

Formé par le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Girard devient lauréat du Concours de Genève en 2011. Il se perfectionne auprès de très grands quartettistes, Alban Berg, Artis, Keller, Lindsay, Talich et réside durant trois ans à la Chapelle Royale Reine Elisabeth de Belgique, bénéficiant ainsi d'échanges privilégiés avec le Quatuor Artemis. En tant qu'« artistes associés », il entretient également des liens étroits avec la Fondation Singer-Polignac.

Invités de salles et de festivals prestigieux en France -Auditorium du Musée d'Orsay, La Folle Journée de Nantes, Soirées et Matinées musicales d'Arles, le festival de Deauville, la Grange de Meslay...- le quatuor est également demandé à l'étranger notamment en Suisse, en Italie, en Belgique, au Maroc, en Russie, au Japon, en Chine...

Il partage régulièrement la scène avec d'autres musiciens tels que Jean-Claude Pennetier, Augustin Dumay, Henri Demarquette, Raphaël Pidoux, François Salque, Gérard Caussé, Ronald Van Spaendonck...

Il associe ses activités concertistes à un effort constant de diffusion en direction de tous les publics. A ce titre, il noue régulièrement des partenariats avec des écoles primaires, collèges, lycées et conservatoires.
Ses derniers albums, notamment « The Starry Sky » (Paraty 2018) et « Saint-Saëns » (B Records 2019) ont été unanimement salués par la critique.

Les quatre membres du Quatuor jouent sur des instruments du luthier parisien Charles Coquet. 

La note d'intention de Martin Steffens

"On sait d’où vient une œuvre. Mais la musique, quant à elle, ne craint jamais d’aller où l’on ne l’attendait pas, pour y toucher les cœurs. Ainsi les Sept dernières paroles du Christ en Croix de Haydn n’est pas d’une piété jalouse, mais généreuse. Les méditations que j'en ai tirées sont à la fois chrétiennes et universelles : elles disent l’aventure de la parole dans un monde sourd, souvent violent. Chacun peut y trouver une part de sa propre expérience.

Par sa musique, Haydn a su rendre quelque chose de la tendresse universelle du Verbe de Dieu. Marie, quoiqu’appartenant à la tradition catholique et orthodoxe, n’en demeure pas moins une figure dont la richesse est à chacun. Elle est mère. Elle est femme. Elle est enfin au croisement des trois monothéismes : juive, elle a une place toute particulière, non seulement dans le Coran, mais dans la dévotion des femmes musulmanes.

Si le Christ de Haydn est sur la Croix, Marie, elle, est au croisement. Faire entendre sa parole, dans le silence que seule rend possible la musique, c’est rappeler aux hommes qui s’arment pour demain que, hier encore, ils étaient des enfants confiés au soin d’une mère. C’est, dans la montée aux extrêmes d’une violence que rien n’arrête, donner voix à cet humble souci des parents pour l’enfant, à cette chose de rien qui sauvera le monde."

Quatuor Girard - Les Sept Paroles de la Vierge d'Alexandre Benéteau - Création mondiale de l’oeuvre

Lundi 3 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Création mondiale de l’oeuvre composée par Alexandre Benéteau

Interprétation du Quatuor Girard

Méditations philosophiques de Martin Steffens

 

Aux côtés des sept dernières paroles du Christ, les évangiles relèvent sept paroles de Marie, mère du Christ. En correspondance avec l’œuvre de Haydn, ces sept paroles constituent la source de la nouvelle création musicale. Le Quatuor Girard a rencontré Alexandre Benéteau dans le cadre d'un enregistrement discographique. De cette rencontre artistique et humaine, est né le désir de lui confier la composition des Sept Paroles de la Vierge. Le philosophe Martin Steffens a mûri les méditations qui la ponctuent, à travers l'écriture d'un livre sur « Marie » qui paraîtra prochainement. 

Les 7 Paroles de la Vierge

Comment cela se pourra-t-il faire puisque je ne connais pas d'homme ?
(S. Luc 1,34)

Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole !
(S. Luc 1,38)

Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth
(S. Luc 1,40)

Mon âme magnifie le Seigneur... : Magnificat

(S. Luc 1,46)

Mon Fils pourquoi nous as-tu fait cela ?

(S. Luc 1,48)

Ils n'ont pas de vin

(S. Jean 1,3)

Faites tout ce qu'il vous dira

(S. Jean 2,5) 

Alexandre Benéteau, Compositeur

Compositeur et pianiste, né en 1973.
Après des études à l’ENM de Pau, aux CNR de Rueil Malmaison et de Paris ainsi qu’à l’Université de Paris-Sorbonne IV, il achève sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSMDP) où il obtient les prix d’harmonie, de contrepoint, de fugue et d’orchestration.

Se destinant très jeune à la composition (ses premiers essais créés en concert datent de 1987), mais imperméable aux diktats de l’avant-garde, il cherche longuement sa « voix ». Ni expérimental, ni néo-tonal, son style se caractérise par une énergie rythmique, un lyrisme certain doublés d’un souci constant de clarté et d’intelligibilité (que ce soit dans l’articulation de la phrase, celle de la forme ou encore de l’orchestration).

L’année 2009 marque un tournant important dans sa carrière :

Pour le festival Les flâneries de Reims, Hervé Corre de Valmalète lui commande deux œuvres, pour le duo trompette/orgue formé par Romain Leleu et Matthias Lecomte mais aussi pour l’immense harpiste Marielle Nordmann.
Toujours en 2009, Alexandre Benéteau remporte le Concours International de Composition Vocale Seghizzi (Italie) pour sa pièce vocale a capella intitulée Succurre Miseris.

En 2010, il est nommé lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire. Cette distinction lui confère une reconnaissance et une légitimité qui s’avéreront déterminantes pour la suite de son parcours. S’ensuivent de nombreuses commandes et résidences auprès de festivals, ensembles, conservatoires et interprètes.

Les œuvres d’Alexandre Benéteau ont été entendues en France, Italie, Allemagne, Royaume- Uni, Luxembourg, Pays-Bas, Etats-Unis, Grèce, Corée du sud, Chine et Afrique du sud.
Elles sont interprétées par des artistes et ensembles de renom. Parmi eux, Marielle Nordmann, le Quatuor Girard, le Quatuor Hermès, Juliette Salmona, Gaspard Dehaene, Romain Leleu, Jacob Shaw, Beatrice Berrut, Natacha Kudritskaya, le chœur de l’Armée française, l’ensemble Vocal Cantatrix, l’Orchestre Symphonique de Bretagne (OSB), Quentin Hindley, etc.

En septembre 2015, sa partition pour le documentaire Finding Gondal : the story of the Brontë family de Morgan Rauscent est récompensée par un Gold Award à l’International Independent Film Awards de Los Angeles.

Martin Steffens, Philosophe

Né en 1977, agrégé de philosophie, Martin Steffens est professeur en khâgne.

Conférencier, auteur d’articles et d’études, chroniqueur dans le quotidien La Croix, il a écrit plusieurs essais amplement remarqués et récompensés.

La philosophie de Martin Steffens explore les différentes
modalités du consentement, du Ja sagen (dire-oui) nietzschéen,
au "fiat" biblique en passant par l'acquiescence chez Leibniz. La question au commencement de son œuvre est la suivante : ce qu'on ne peut changer, on peut au moins y consentir... mais comment faire pour que ce "oui" ne soit pas une résignation ? Soucieuse de ne pas faire l'économie du tragique, la pensée de Steffens part de l'impossible contre quoi l'homme se heurte et propose, à partir de là, une traversée qui emprunte à la philosophie (Nietzsche, Simone Weil...), à la littérature (Léon Bloy, Hubert Selby Jr...) et à l'exégèse biblique. Les thèmes abordés sont ceux du consentement : à la vie (Petit traité de la joie, 2011), à l'épreuve (La vie en bleu, 2014), au mal qui nous habite (Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger, 2016), ou à la mort (L'éternité reçue, 2017). Un court essai explore l'impossibilité de consentir, celui consacré à la violence (Rien que l’amour, 2015). 

Le mot du Quatuor Girard

Les Sept Paroles du Christ en Croix est une des premières œuvres que nous avons jouées en concert. Alors que nous fêtons cette année notre 10ème anniversaire, nous sommes particulièrement heureux de pouvoir présenter le Diptyque des Sept Paroles. A travers cette création inédite qui s'ancre dans la grande tradition du Quatuor à cordes et qui donne la part belle au langage musical d'aujourd'hui, nous souhaitons apporter notre contribution artistique aux réflexions de notre temps. Si la forme du quatuor est déjà en soi un art de la conversation, le nouveau dialogue que nous proposons entre le compositeur Alexandre Benéteau et le philosophe Martin Steffens vient souligner à quel point il est indispensable d'écouter... 

Hugues Reiner - Récital d'improvisation au piano. Mer calme et heureuse...

Mardi 4 août 2020 - à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

"A l'âge de 5 ans, je me cachais sous le piano de concert de ma grand-mère. Le plus bel endroit du monde pour écouter mes tantes jouer l'intégrale de Chopin ! L'univers sonore, l'immersion totale, était pour moi la découverte d'un monde harmonique... Je me mettais à jouer sans trop savoir, ensuite.  Puis vinrent les études de violon, chant, direction d'orchestre, de chœur... !   ,

 ... C'était aussi a l'âge de 10 ans le moyen extraordinaire de consoler mon père du drame incroyable qu'il avait vécu... aujourd'hui, c'est mon premier concert officiel d'improvisations, bien que sur Youtube, il y en a plus de 230 intitulées... Reinerade."         Hugues Reiner

 

Hugues Reiner est né en 1960 dans une famille d’écrivains.

Son père Silvain REINER, rescapé de la Shoah, était un disciple de Joseph Kessel. Il a obtenu le Grand Prix de la Société des gens de Lettres. Sa mère était l’écrivaine et sociologue Anne-Marie VRY.

À 10 ans Hugues Reiner écoute la 5e symphonie de Gustav Malher et décide de consacrer sa vie à la musique.

Il étudie le chant avec Jacqueline Morin qu’il va accompagner dans de nombreux concerts. Il chante aussi comme Baryton-Basse dans des Oratorios : Requiem de Fauré, Mozart, Duruflé, Brahms…

À 17 ans, après un an d’étude du violon, il devient violoniste à la formation des Jeunes de l’Orchestre de Paris fondé par Daniel Barenboim et participe à des concerts sous la direction de Jean-Claude Casadesus. Il chante dans le chœur de l’Orchestre de Paris, sous la direction d’Arthur Oldham, et va se familiariser de l’intérieur avec l’art des plus grands chefs du 20e siècle.

Il étudie la direction d’orchestre et la direction de chœur avec Jean-Claude Hartemann.

A 22 ans, il est désigné par Charles Hernu et Jack Lang pour fonder et diriger le Chœur de l’Armée Française et sera décoré de la Médaille de la Défense Nationale.

À 25 ans, il dirige son premier grand concert au Théâtre des Champs Élysées lors du prix des droits de l’Homme du journal La Croix avec le pianiste Miguel Angel Estrella.

En 1993, il dirige un concert filmé au sommet du Mont Blanc diffusé dans toute l’Europe. La même année, il se rend à Sarajevo, pendant sept semaines, avec une invitation de la Présidence Bosniaque pour reconstituer l’Orchestre la Radio-Télévision de la ville assiégée avec des musiciens serbes, croates et bosniaques.

À ce jour, il a dirigé plus de 1 500 concerts symphoniques dans une quarantaine de pays.

Invité en Europe de l’Est et en Russie, il dirige de nombreux orchestres prestigieux (Saint-Petersbourg, Vilnius, Bucarest, Katowice, Minsk, Belgrade, Karaganda-Kazakhstanpar) ainsi qu’au Luxembourg l’Orchestre de RTL et en Chine l’orchestre national de la Radio-Télévision de Pékin.

À Paris, il se produit dans des lieux prestigieux : salle Pleyel, salle Gaveau, Théâtre du Châtelet et des Champs Élysées, grand auditorium de Radio France, Palais de l’Unesco…

Son répertoire comprend :

    •    les symphonies de Mozart, Franck, Dvořák, Schubert, Brahms, Beethoven,  Tchaïkovski, Bruckner, Mahler, d’Albert Roussel et Marcel Landowski,

    •    le Sacre du Printemps de Stravinski, Daphnis et Choé de Ravel, La Mer de Debussy,

    •    la musique sacrée romantique : messes de Mozart et de Schubert, Requiem de Mozart, Requiem et Quatre pièces Sacrées de Verdi, Requiem de Brahms, Te Deum et trois messes de Bruckner, Te Deum, Stabat Mater, Requiem de Dvořák…

    •    la musique sacrée moderne : Requiem de Schnittke, Requiem de Lloyd Weber,

    •    la musique concertante : concerti pour violon ou pour piano de Tchaïkovscki, Brahms, Beethoven, Schumann, Ravel etc.

De nombreux solistes  ont travaillé sous sa direction : Pierre Amoyal, Sandrine Piau, Miguel Angel Estrella, Ivry Gitlis, Thierry Félix, Frédéric Lodéon, Vladimir Galouzine, Marielle Nordmann, Alain Marion, Maurice Gendron, Régis Pasquier, Sophie Koch, Cécile Perrin, Marc Soustrot...

Hugues Reiner fonde les Chœurs Résilience avec le parrainage du neuropsychiatre Boris Cyrulnik.

Après plusieurs années de tournées symphoniques (1996 – 2004), il dirige depuis 2004 une saison régulière de concerts à Paris dont les programmes allient répertoire symphonique et sacré.

Hugues REINER s’est vu remettre, le 4 juillet 2018, les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres par Sébastien LECORNU, secrétaire d’État à la Transition Écologique.

Le 2 décembre 2018 il co-présidera avec Sylvestre Clancier le 1er salon des Poètes et de la Mélodie Française à la Salle Gaveau sous le parrainage du Pen Club français et de l’Académie Malarmé. Durant cette manifestation annuelle des poètes dédicaceront leurs ouvrages à l’issue du récital de piano-chant de Hugues Reiner pianiste et Joachim Bresson ténor et poète.

Parmi ses enregistrements, on peut citer, la 4ème symphonie de Mahler, 3ème et 7ème symphonies de Beethoven, Requiem allemand de Brahms, Requiem de Duruflé, 1er Concerto pour piano de Tchaïkovski, symphonie du nouveau Monde de Dvořák,  Carmina Burana de Carl Orff, etc…

Les jeunes chambristes - 5ème et 6ème Symphonies de Beethoven

Mardi 4 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

2020, Année Beethoven !

Le 15 ou le 16 décembre 1770, naissait Ludwig van Beethoven. Un quart de millénaire plus tard, le monde célèbre l’un des plus grands génies de la symphonie et maître du quatuor.

Il est apparu évident aux jeunes chambristes de proposer ces transcriptions des symphonies du maître de Bonn par Hummel pour quatuor. Un pianiste, un violoniste, une flûtiste et une violoncelliste, jeunes musiciens, issus du CNSM de Paris s’attèlent à revisiter l’âme des symphonies dans l’esprit chambriste, sans perdre le souffle symphonique du grand génie allemand.

Tout l’ADN des symphonies dans une soirée à la fois intime et puissante au cœur de l’année Beethoven.

Grégoire Girard, violon

Irène Jolys, violoncelle

Raquele Magalhaes, flûte

César Birschner, piano

 

Grégoire Girard et César Birschner, tous deux étudiants au Conservatoire National Supérieur de Musique et de danse de Paris et lauréats de nombreux prix internationaux, se sont rencontrés en 2014 et ne cessent de se produire ensemble depuis. Les nombreuses et fructueuses expériences en concours et en concerts leur permettent de rechercher à chaque fois plus une identité propre au duo. Le duo Birschner-Girard attache une importance capitale à l’accès pour le plus grand nombre à la musique classique, et vise à élaborer des programmes et des concerts axés tout autant sur la pédagogie que sur la qualité offerte à leur public. Ils se sont produits  à Radio France, à l‘Espace Bernanos à Paris, à l’Opéra d’Avignon, à l’auditorium Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz, ou encore  à l'Ambassade du Brésil en France . Ils sont d’ores et déjà été engagés lors de la saison 2018 pour se produire au Mans, à Charleville-Mézières, Bayeux, ou encore sur les ondes de France Musique pour l’émission « Générations Jeunes Interprètes » présentée par Gaëlle Le Gallic.

1er prix du CNSM de Paris, Raquele Magalhães est lauréate des Concours Internationaux Maria Canals de Barcelone, des Jeunesses Musicales de Bucarest et de cinq 1er Prix à des Concours Nationaux au Brésil. Sa carrière de soliste a débuté à 11 ans, avec l’Orchestre Symphonique Brésilien. Arrivée en Europe, elle se produisit en soliste avec l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre Symphonique de Galicie (Espagne), l’Orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Shanghai (Chine). En 2019 le label NoMad Music a enregistré un disque prometteur avec Raquele Magalhães et la pianiste Marie-Josèphe Jude, dont la sortie est prévue pour le deuxième trimestre de 2020. 

Après avoir étudié à Paris dans les classes de Marcel Bardon et  Raphaël Pidoux, Irène Jolys finalise sa formation supérieure à la « Hochschule für Musik und Darstellende Kunst Stuttgart » dans la classe de 

Conradin Brotbek et se perfectionne parallèlement auprès de Philippe Muller. Elle reçoit également les conseils de Jean-Guihen Queyras, Roland Pidoux, Tristan Cornut, Guillaume Sutre et Peter Szabo. 

Elle a auparavant obtenu son Prix de perfectionnement avec un Prix d'Excellence en 2016 et son prix de Concertiste en 2015 dans la classe du pianiste Emmanuel Strosser. 

Elle a été sélectionnée en avril 2019 par l’Académie Musicale Philippe Jaroussky comme jeune talent de la promotion Ravel 2019-2020 (en résidence à la Seine Musicale), en février 2019 par la Tianjin Julliard school en trio à cordes sous la direction de Guillaume Sutre et a été lauréate en septembre 2016 d’une des plus grandes fondations allemandes «Villa Musica ». Auparavant, elle a obtenu le 1er prix du Concours International Glazounov, a été lauréate du concours national Vatelot Rampal à 18 ans, et lauréate du Concours Rostropovitch Junior à l’âge de 13 ans.

Elle reçoit les conseils du violoniste Renaud Capuçon en duo violon, violoncelle avec le violoniste Samuel Hirsch et collabore avec les compositeurs Karol Beffa, Graciane Finzi et Nicolas Bacri.

Irène joue régulièrement en soliste ou en formation de musique de chambre à Paris, en province ou à l’étranger, notamment en Allemagne et en Suisse.

Elle s’est produite en trio avec piano à la Philharmonie de Paris,  à l’église Saint-Roch, aux Archives Nationales, en quatuor à l’église Saint-Eugène à la cathédrale américaine, au couvent des dominicains, à l’église des Blancs-Manteaux et à la cathédrale de Grenoble, en violoncelle solo à l’académie des arts et des belles lettres de Rouen, à La Rochelle, à l’Unesco et à de nombreuses reprises dans les Pays de la Loire. 

Elle a été invitée au festival de « l’île de Ré » et au festival de «Saint-Cézaire» en juillet 2017 et a fondé la même année le « Festival des Cordes de Loire » qui a donné sa troisième édition en juillet 2019 dans le Val de Loire. Dans ce cadre, elle se produit en soliste avec d’autres jeunes artistes européens.

Elle a repris en 2019 la direction artistique du festival de Pentecôte « Les Musicales de l’Eure » qui a eu lieu en juin 2019. 

Elle est invitée à jouer en soliste comme jeune talent à la 21ième édition du Festival baroque de Sézanne en octobre 2019 et aux Rencontres de violoncelle de Belaye en août 2020.

Récital Ténor et Piano : Les Heures propices 

Mercredi 5 août 2020 - à 18 h - Eglise Notre-Dame du Cap Lihou

Ténor : Joachim Bresson 
Piano : Hugues Reiner 

Programme : 

1ère partie
- Gabriel Fauré : L'Horizon chimérique 
- Guy Ropartz : Les Heures propices 

2ème partie : 
- Henri Duparc : L'Invitation au voyage 
- César Franck : Panis Angelicus 
- Giacomo Puccini : Che Gelida Manina (La Bohème) 
- Charles Gounod : Ave Maria 
- Jules Massenet : Pourquoi me réveiller ? (Werther) 
- Jules Massenet : O Souverain, ô juge, ô père (Le Cid) 
- Giacomo Puccini : Nessun Dorma (Turandot) 


La première partie du concert propose deux cycles mélodiques courts. Ils sont composés presque simultanément en 1921 (Fauré) et 1926 (Ropartz). Ils constituent un adieu profond, rayonnant et résigné à la vie et à l’époque ancienne. Fauré s’apprête en toute conscience au grand départ, quant Ropartz, âgé de 62 ans, adresse un adieu ému à la poésie profane avant de se retrancher dans les compositions religieuses de sa longue et belle vieillesse. L’un et l’autre ont clairement pris conscience du basculement du temps engendré par la guerre ; mais ce basculement de la civilisation correspond dans leur vie personnelle à un basculement de l’âge, et ils font corps avec cet événement invisible mais prégnant. 

Fauré fait appel à Jean de la Ville de Mirmont, jeune poète décédé à la guerre. Mirmont qui totalise en quelques sortes Hugo, Baudelaire et Verlaine, propose une poésie lyrique, sensible, lumineuse et virile, en pleine opposition avec la nouvelle école surréaliste. On ne manque d’être surpris par la profondeur spirituelle et allusive de ses vers. A travers lui, on comprend comment la guerre a emporté non seulement une génération, une jeunesse, mais aussi une civilisation. Lorsque l’œuvre est créée par le baryton Charles Panzéra, les amis de Mirmont sont présents dans la salle : en larmes, ils font le deuil de leur camarade disparu ; mais empreints d’espoir, ils ont compris que le choix du vieux Fauré en faveur de leur ami le préservera de l’oubli. Et pendant tout le 20ème siècle, c’est bien ce témoignage de Fauré qui préservera Jean de la Ville de Mirmont de l’oubli. Il sera finalement réédité et redécouvert par un plus large public au début du 21ème siècle, une fois la fièvre moderniste un peu retombée. 

Fauré a choisi quatre poèmes pour ses quatre mouvements. C’est une véritable symphonie des adieux. Fauré choisit à dessein de recourir aux solides charpentes de la pensée classique. Ne trouve-t-on pas dans ces vers l’expression de la pensée profonde et simple de Fauré ? La mer figurerait la vie, la page blanche de l’existence, des ambitions et des rêves. Les vaisseaux sont ces navires que le créateur lance sur l’océan de la vie. Et chez Fauré, artiste, ce sont particulièrement ses œuvres, défi dérisoire et magnifique au temps. Le premier mouvement figurerait la prime jeunesse, l’âge des ambitions. Le second mouvement évoque les consomptions charnelles et les premières désillusions du premier âge adulte. Le troisième mouvement représente le creux de la vie, vers le commencement de sa fin, entre constat de l’ennui, et contemplation apaisante. Le dernier mouvement c’est la fuite, la résignation mais la lumière, l’abîme, l’arrachement, et finalement la défaite et l’aveu. Et dans la fuite-même, la perspective... 

Ropartz fait appel au forézien Louis Mercier (prix de l’Académie française), et chantre des racines paysannes dont il est issu. Si l’ariégeois et parisien d’adoption Fauré, a choisi les poèmes du grand large, le breton et provincial Ropartz chante les attachements de la terre. Opposition ? Non, je crois conjonction des contraires. Ropartz appartient à une génération plus jeune que Fauré, contemporain des post-romantiques allemands, son écriture est plus modulante ; symphoniste accompli (et qu’il faut redécouvrir !), il a conquis la grande forme : son écriture se ressent de ces influences, et il a orchestré la plupart de ses mélodies. 

Ropartz, tout catholique qu’il soit, est dans la quête de l’immanence. Il magnifie ce lien charnel et spirituel entretenu par les paysans français avec leur terre ; ce lien dont l’historien Gaston Roupnel (dans la logique de «l’histoire des mentalités», que développera l’Ecole des Annales) disait qu’il conditionne la compréhension du peuple. Par le local atteindre à l’universel : «pour vivre longuement et ne penser qu’à peine», ce vers n’évoque-t-il pas, dans un saisissant pont, les profondeurs du taoïsme chinois ? Louis Mercier déploie une versification ample et généreuse qui semble à chaque instant prendre le contre-pied des mots-d’ordre modernes. Il refuse d’habiter «au bord de la grand’ route», afin justement de se préserver «des passants obscurs et du soir anxieux». Mais au contraire, il invite à vivre «ignorés, dans la maison ancienne, où conduit un chemin qui ne va pas plus loin». On est loin du quart-d’heure de célébrité, et des plans de carrière ! Les «chemins paysans» qu’il évoque sont à la fois matériels et spirituels : ce sont des chemins du labeur et du cycle avec la nature, de la terre nourricière et du travail des hommes, de l’amitié, du lien informel et non-marchand, de la fidélité et de la loyauté, du renoncement mutuel aux désordres (et aux illusions) du monde. Dans ce contexte, le foyer apparait dans une lumière ténébreuse, mais sereine et apaisante ; et l’apparente insignifiance du non-verbe est en fait la seule vraie profondeur. Tel est Mercier, tel est Ropartz. «La neige effacera le bruit que la vie en marchant peut faire sur la route»... 


Joachim BRESSON
Vernon, le 24 juin 2020

Ensemble Magnétis - "Airs sacrés et profanes d'Haendel" - Sébastien Bouveyron, direction

Mercredi 5 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

L'Ensemble MAGNETIS, dirigé par Sébastien Bouveyron revient nous charmer dans un programme baroque d'airs profanes et sacrés en invitant la soprano Emilie Rose Bry dans des oeuvres de Haendel tirées de Giulio Cesare, Rinaldo, Le Messie. Emilie Rose Bry est en tournée avec l'Ensemble Matheus de J.Christophe Spinosi. La variété des airs est une pure merveille à découvrir.

L’Ensemble Magnétis est né du désir de partager avec enthousiasme et simplicité les richesses de la musique classique, et a pour ambition de créer un nouveau lien avec le public, une nouvelle écoute, en donnant un cadre émotionnel aux œuvres. Il ne s’agit pas de la transmission d’un savoir sur les œuvres, mais, à travers l’explication enthousiaste de leurs enjeux artistiques, de l’élaboration d’une atmosphère d’attente et d’affection susceptible de leur donner le plus grand impact possible.

L’Ensemble Magnétis est soutenu par la Ville de Cherbourg-en-Cotentin et le Conseil Départemental de la Manche.

Les Temps Dérobés - Music for a queen - I. O nata lux : De la lumière - née au tombeau

Jeudi 6 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Consacré à la musique sacrée des XVIème et XVIIème siècles en Angleterre, O Nata Lux – du motet éponyme de Thomas Tallis, par qui tout commence... – crée la jonction entre deux dynasties royales anglaises : les Tudors et les Stuarts. En langue latine comme en langue vernaculaire, les anthems de ce programme retracent à la manière d’un éloge funèbre la vie des reines Elizabeth Ière et Mary II, l’une Tudor l’autre Stuart. Office funéraire imaginaire, traversant les règnes et les siècles... 

• Libera nos                                  John Sheppard (ca. 1515-1559) 

• O Nata Lux                               Thomas Tallis (ca. 1505-1585) 

• In manus tuas                              J .Sheppard (ca. 1515-1559) 

• Ave verum corpus                        William Byrd (ca. 1543-1623) 

• Hear my prayer O Lord                Henry Purcell (1659-1695) 

• Nolo mortem peccatoris               Thomas Morley (ca. 1557-1602) 

• Aspice Domine                           W.Byrd 

• Remember not Lord our offences     H. Purcell 

• Sentences for the Burial of the Dead :

1st Anthem I am the resurrection 

I know that my Redeemer liveth

We brought nothing into this world
                                                  T. Morley 

• Funeral Music of Queen Mary :

Funeral Sentences Man that is born of a woman
In the midst of life
Thou knowest Lord
                                                  H.Purcell 

• Almighty God, the fountain of all wisdom                                                                                   Thomas Tomkins (ca.1572-1656) 

• Sentences for the Burial of the Dead :

3rd Anthem, I heard a voice from heaven
                                                  T.Morley 

Pierre-Louis Le Roux - Récital de Piano

Vendredi 7 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Pierre-Louis Le Roux débute le piano à l'âge de six ans avec sa mère, avant d'entrer quelques années plus tard en 2014, au Conservatoire à Rayonnement Régional de Caen dans la classe de Julien Le Prado.

Il s’oriente ensuite vers un baccalauréat Technique Musique et Danse au Lycée Malherbe, ce qui lui permet de se consacrer pleinement à sa passion en suivant un enseignement très complet, avec un goût appuyé pour le jazz et la composition.

Récemment diplômé du Conservatoire de Caen (DEM), il poursuit aujourd’hui son parcours en Licence de Musicien Interprète. 

Admissible au CNSM de Paris, Pierre-Louis Le Roux a également eu la chance de se produire plusieurs fois Salle Gaveau à Paris, et est lauréat de plusieurs concours de piano (Catégorie Préparatoire en 2018, Catégorie Virtuosité en 2020 au Concours Claude Kahn), ainsi qu’en musique de chambre (Concours Jeunes Talents Normands).

Il participe à de nombreuses masterclasses auprès de pianistes réputés tels que Frédéric Aguessy, Marie-Josèphe Jude ou bien encore Jean-Baptiste Fonlupt.

Programme du Récital 

- Prélude en Ut# Majeur, du 1er Clavier Bien Tempéré de J-S. Bach

- Thème et Variations, de G. Fauré

- 10ème étude à exécution transcendante, de F. Liszt

- Improvisation Libre

- 1er mouvement de la Sonate n°2 op.36, de S. Rachmaninov

- Etude n°11 op.25, de F. Chopin

- Allegro op.8, de R. Schumann

- Variations Sérieuses de F. Mendelssohn

Saint Georges Consort - Voyage sacré dans l'Europe de Sébastien de Brossard 

Vendredi 7 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Ce programme sacré propose une découverte des œuvres du normand Sébastien de Brossard, maitre de Chapelle à Strasbourg, à travers un tour d’Europe des pièces du XVIIème siècle qu’il a pu entendre et collecter. Ce voyage illustre la réunion des goûts Français et Italiens, qui doit parfaire la Musique, à laquelle Brossard a participé comme Charpentier puis Couperin en leur temps. 

Le Saint-Georges Consort recherche l'authenticité musicale des XVIIème et XVIIIème siècles notamment par la mise en valeur de la théâtralité de la voix. L'ensemble s'inscrit dans cette génération de musiciens soucieux de répondre aux exigences rhétoriques du répertoire ainsi que celles de l'ornementation. Dans notre démarche artistique, le rapport au texte chanté, à la poésie, aux caractères et à la danse est essentiel. 

Les chanteurs 

Clémentine Poul, soprano 

Samuel Guibal, baryton 

Les instrumentistes 

Clément Lefèvre, flûte allemande 

Shunta Sato, violon baroque 

Alexandre Garnier, violon baroque 

La basse continue 

Manon Chapelle, viole de gambe 

Léa Masson, théorbe

Taro Hasegawa, basson baroque 

Camille Romuald, clavecin 

 

« Sébastien de Brossard a été un des plus savants musiciens que nous ayons eu, par la connaissance qu’il avait des principes et des règles de son Art, & par la justesse avec laquelle il en a parlé & il en a écrit. » 

Titon du Tillet, 1732 

Misora Lee - Récital de Piano

Samedi 8 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Née en Corée-du-Sud dans une famille de musiciens, Misora Lee commence l’étude du piano à l'âge de 5 ans. 

Elle poursuit sa formation musicale et artistique au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) et obtient le Premier Prix de piano en 2002, et à cette occasion elle est remarquée par le pianiste Abdel Rahman El Bacha qui lui prodigue de précieux conseils. 

Lauréate de plusieurs concours nationaux et internationaux, elle donne de nombreux concerts en tant que soliste et chambriste, dans des festivals ("Flâneries Musicales de Reims", 

« Festival de Radio France à Montpellier », « La nuit pianistique » d’Aix-en-Provence, « Lille piano festival » où elle est invitée par Jean-Claude Casadesus, « Festival Chopin » à l'orangerie de Bagatelle à Paris…), dans le cadre du Mécénat Musical Société Générale, ou encore lors d’événements comme l'Intégrale Chopin à la salle Pleyel en 2011, à l'occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur.

 Passionnée de chant grégorien depuis toujours, elle devient membre du Chœur Grégorien de Paris après avoir suivi à la fois le cursus de chant grégorien du CNSMDP et la formation de l’école du Chœur Grégorien de Paris où elle enseigne maintenant. 

En 2000 elle enregistre en tant que soliste un disque chez Naïve, « Marie », avec le Chœur Grégorien de Paris, qui sera salué par la critique, et distingué par cinq diapasons. Misora Lee suit également un cursus complet de chant lyrique à l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe de Peggy Bouveret, couronné par le Diplôme de Formation Supérieure en 2014.

Actuellement elle est professeur de piano au conservatoire de Neuilly-sur-Seine.

Programme du Récital

 

Mozart :  Sonate en do Majeur K.545

 

Chopin :  Ballade N.1 Op.23

 

            Valses  Op.64 N.1

                      Op.64 N.2

 

            Nocturne N.20 Op. Posthume en do dièse mineur

 

            Etudes  Op.10 N.3 

                       Op.10 N.4

                       Op.25 N.2

                       Op.10 N.12  ‘Révolutionnaire’

Les Temps Dérobés - Music for a queen - II. O mistress mine : Louanges & Badinages amoureux

Samedi 8 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Bouquet de madrigaux anglais profanes, O Mistress Mine mêle chants d’amour et de désamour, de Byrd à Morley en passant par Dowland, le long d’une intrigue imaginaire sur le thème des sentiments éphémères. Ces chants sont entrelacés avec des extraits des Triumphs of Oriana, recueil de madrigaux publié en 1602 à la gloire d’Elizabeth Ière. 

Oriana rencontre Amaryllis, certains insouciants, d’autres rêveurs, et tous à la recherche de leur sweet Mistress Mine... 

 

• O Mistress Mine Thomas Morley (ca. 1557-1602) 

• Long live, fair Oriana!
Ellis Gibbons (ca. 1573-1603) Extrait des Triumphs of Oriana 

• Weep O mine Eyes John Bennet (ca. 1575-1614) 

• As Vesta was from Latmos hill descending Thomas Weelkes (ca. 1576-1623) Extrait des Triumphs of Oriana 

• Though Amaryllis dance in green William Byrd (ca. 1543-1623) 

• Midsummer Song Frederick Delius (1862-1934) 

• April is in my mistress' face T. Morley 

• Come, blessed bird
Edward Johnson (extrait des Triumphs of Oriana) 

• Come away, death Herbert Murrill (1909-1952) 

• Disdain me still
John Dowland (ca. 1563-1626) 

• Adieu sweet Amaryllis John Wilbye (ca. 1574-1638) 

• Oriana's Farewell Thomas Bateson (ca. 1570-1630) D'après les Triumphs of Oriana 

• O Mistress Mine H. Murrill 

ment pour captiver l'attention de vos visiteurs...

Ensemble Vox 21 - Le Messie de Haendel - Evann Loget-Raymond, direction

Lundi 10 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Vox 21 donnera un immense monument du répertoire sacré : Le Messie d’Haendel dont on disait déjà à l’époque de sa création : 

« Hier le nouveau grand oratorio sacré, appelé Le Messie, de Mr Handell a été répété devant le public le plus grand, nombreux et respectueux ; et il a été exécuté tellement bien qu'il a donné une satisfaction générale à tous ceux qui étaient présents ; et a été approuvée par les plus grands Juges comme la meilleure composition de Musique qu'ils aient jamais entendue, et les mots les mieux adaptés à l'Occasion. » Dublin Journal (avril 1782)

Né en 2016 sous l’impulsion d’Evann Loget-Raymond, Vox 21 est un ensemble vocal et instrumental professionnel. Il se consacre majoritairement à l’oeuvre pour choeur et orchestre de J-S Bach mais aussi à des oratorios, cantates et motets d’autres compositeurs de la même période. En plus de la musique sacrée, au moins une production par saison est dédiée à la création d’une oeuvre lyrique.

L’ensemble mêle des musiciens collaborant avec les plus grands ensembles en France et en Europe à des jeunes talents issus de grandes écoles supérieures de musique, d’académies, et lauréats de concours internationaux. En 2017, le violoniste Petr Ruzicka rejoint l’ensemble comme violon solo. Ces musiciens se retrouvent au sein de Vox 21 par passion pour le répertoire, mais aussi pour mener une réflexion et enrichir l’interprétation en s’appuyant sur les différentes cultures et spécialisations de chacun : musique ancienne, musique traditionnelle, musiques actuelles et grande tradition chorale.

Depuis sa création l’ensemble se produit en France au sein de festivals ou saisons de théâtres, notamment Les Rendez-vous Classiques, la programmation en marge de festival européen du portrait photographique, l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés de Ste-Anne-d’Auray, les Solistes de Demain ou encore le Théâtre Le Ranelagh.

Elies Tataruch - Récital de Clavecin

Mardi 11 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Elies Tataruch étudie tout d’abord le piano, puis le clavecin avec Jean-Marie-Puli et Julien Wolfs au Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon. Il poursuit son apprentissage auprès d’Elisabeth Joyé au conservatoire du 7e arrondissement de Paris, formation qu’il complète par une pratique régulière de la musique de chambre, notamment avec l’ensemble « La Mascarade », fondé en 2014. Grâce à cet ensemble, il se produit régulièrement dans le sud de la France (« festival de musique sacrée en Avignon », « la route des orgues »).Chambriste passionné Il poursuit la pratique de la basse continue notamment avec le Centre de musique de chambre de Paris (salle Cortot) où il tient la partie d’orgue dans la série de cantates de Bach dirigées par Jérôme Pernoo. Très intéressé par la facture ancienne il aime passer du temps et aider les facteurs de clavecin et de clavicorde Emile Jobin et Stephane Treilhou pour mieux comprendre l’essence et le fonctionnement de son instrument.   En mars 2018, il est admis en classe de clavecin et basse continue au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec Olivier Baumont, Blandine Rannou et Kenneth Weiss, cet établissement lui offre l’opportunité de pouvoir travailler avec des grands noms de la scène Baroque tels qu’Hervé Niquet ou Stephan Macleod. Parallèlement à son cursus de clavecin, Elies Tataruch étudie l’orgue au conservatoire du 7eme arrondissement dans la classe de Nicolas Venner.

Ensemble Vox 21 - Messe en Si mineur de Jean-Sébastien Bach - Evann Loget-Raymond, direction

Mardi 11 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

« Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher. »

Terre des Hommes, Antoine de Saint-Exupéry 

 

Vox 21 donnera, dans le cadre du Festival de Granville, un immense chef d’oeuvre dont Gardiner écrit :

« L’inscription sonore du triple Kyrie liminaire à l’ouverture de la Messe en Si Mineur de Bach semble presque un acte physique, un acte qui implique chacun de nous, individuellement ou collectivement - auditeur ou interprète. Ces quatre mesures denses, remplies d’action, se présentent à nous comme une succession imposante de gestes d’imploration - aussi visuelles à leur manière qu’un tableau d’autel de Titien ou de Rubens. La battue de ce premier accord massif de si mineur, avec sa suite angoissée, éveille aussitôt nos attentes. À la suite de ces mesures, une fugue immense commence à se déployer, solennelle, donnant un peu l’impression d’une prière. Il nous faut peu de temps pour comprendre que nous venons de nous embarquer pour un voyage musical de dimensions épiques, une mise en musique de l’ordinaire de la messe sans précédent par ses proportions, sa majesté et sa sobriété. Une fois à bord, l’ancre levée, nous voici pris pour toute la durée de l’œuvre - les cent prochaines minutes, à peu près -, pour ne débarquer que lorsque l’accord final invoquant pacem (la paix) se sera évanoui dans l’éther. »

Musique au Château du Ciel, John Eliot Gardiner

Né en 2016 sous l’impulsion d’Evann Loget-Raymond, Vox 21 est un ensemble vocal et instrumental professionnel. Il se consacre majoritairement à l’oeuvre pour choeur et orchestre de J-S Bach mais aussi à des oratorios, cantates et motets d’autres compositeurs de la même période. En plus de la musique sacrée, au moins une production par saison est dédiée à la création d’une oeuvre lyrique.

L’ensemble mêle des musiciens collaborant avec les plus grands ensembles en France et en Europe à des jeunes talents issus de grandes écoles supérieures de musique, d’académies, et lauréats de concours internationaux. En 2017, le violoniste Petr Ruzicka rejoint l’ensemble comme violon solo. Ces musiciens se retrouvent au sein de Vox 21 par passion pour le répertoire, mais aussi pour mener une réflexion et enrichir l’interprétation en s’appuyant sur les différentes cultures et spécialisations de chacun : musique ancienne, musique traditionnelle, musiques actuelles et grande tradition chorale.

Depuis sa création l’ensemble se produit en France au sein de festivals ou saisons de théâtres, notamment Les Rendez-vous Classiques, la programmation en marge de festival européen du portrait photographique, l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés de Ste-Anne-d’Auray, les Solistes de Demain ou encore le Théâtre Le Ranelagh.

Olivier de Brunville - Récital d'orgue

Mercredi 12 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Olivier de Brunville, né en 2000, commence la musique à 6 ans à l'école de musique de Bondues, dans la classe de piano de Valérie Serwatka. Il se tourne ensuite vers l'orgue et entre à 15 ans dans la classe d'orgue de Sylvain Heili au conservatoire à rayonnement régional de Douai. Il y poursuit actuellement ses études, tant en orgue que dans les classes d'écriture, d'analyse, de basse continue, de direction d'orchestre… Interprétant un répertoire vaste, de la musique baroque jusqu'aux compositeurs actuels, il affectionne particulièrement le répertoire symphonique du XIXe Siècle en France, en Allemagne et outre-Manche, Angleterre et Irlande. Mélangeant Bach aux maîtres symphoniques français, Franck, Vierne et Widor, son programme allie l'orgue baroque et romantique allemand à l'école d'orgue française du début du XXe siècle. 

  • Johann Sebastian Bach : « Pièce d'Orgue » en Sol, BWV 572

  • Johannes Brahms : Choral n°10, Herzlich tut mich verlangen

  • Charles-Marie Widor : Symphonie n°5, Allegro Cantabile 

  • Johann Sebastian Bach : Toccata Dorienne, BWV 538

  • Louis Vierne : Berceuse 

  • Johann Sebastian Bach : 5e Sonate en Trio, BWV 529, Largo

  • César Franck : 3e Choral 

Ensemble Opella Nova - Direction : Michel Laplénie

Mercredi 12 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

L’Allemagne sous l’influence de l’Italie au 17ème siècle

 

Angélique Leterrier, soprano

Béatrice Mayo-Felip, soprano

Jérôme Gueller, ténor (haute-contre)

Jean-Marc Savigny, baryton

Arnaud Richard, basse

 

Frédéric Hernandez, orgue

Benoît Beratto, violone

Programme

 

Johann Kaspar KERLL (1627-1693)

Toccata IV Cromatica con Durezze e Ligature (orgue seul)

 

Claudio MONTEVERDI (1567-1643)

(extraits des « Selva morale e spirituale » - 1642)

    Christe adoramus te (à 5 voix et continuo)

    Beatae viae (à deux voix de dessus et continuo)

 

Heinrich SCHÜTZ (1585-1672)

(extraits des « Kleine Geistliche Konzerte » - 1636-39)

    Die Seele Christi (à trois voix d’hommes et continuo)

    Erhöre mich (à deux voix de dessus et continuo)

 

Johann Hermann SCHEIN (1586-1630)

 (extraits de « Fontana d’Israel » - 1623)

    Zion spricht (à 5 voix et continuo) 

    Da Jakob (à 5 voix et continuo)

 

Claudio MONTEVERDI

(extrait du 6ème Livre de Madrigaux)

    La Sestina – n°1, 2 et 3 (à 5 voix et continuo)

 

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Heinrich SCHEIDEMANN (1595-1663) 

    Praeambulum in D minor - SW 34 (orgue seul)

 

Johann Christoph BACH (1642-1703)

    Der Gerechte (à 5 voix et continuo)

 

Claudio MONTEVERDI

(extrait des Selva morale e spirituale)

    Laudamus te (pour basse solo et continuo) 

 

Heinrich  SCHÜTZ

(extrait de la « Geistliche Chormusik » 1649 et extrait des « Kleine Geistliche Konzerte »)

    Die mit Tränen säen (à 5 voix et continuo)

    Ich bin die Auferstehung (à trois voix d’hommes et continuo)

 

Johann  Christoph BACH

    Fürchte dich nicht (à 5 voix et continuo)

 

 

Note de programme

L’Allemagne sous l’influence de l’Italie au 17ème siècle

 

Ce programme sera le reflet de l’influence de Venise au 17ème siècle sur des musiciens allemands comme Schütz et Schein.

Venise restait le pôle d’attraction des musiciens flamands ou allemands, fascinés par le renom et le rayonnement de Giovanni Gabrieli, maitre de chapelle de la basilique Saint Marc. Schütz y a séjourné deux fois, la première comme élève de G.Gabrieli de 1610 à 1612 et la deuxième de 1627 à 1628 où il connut Claudio Monteverdi.

C’est sous l’influence de ce dernier qu’il composa ses « Petits Concerts Sacrés » reflétant la « monodie à l’italienne » que Monteverdi a sublimée dans ses œuvres sacrées et profanes. La mélodie se fait ainsi le reflet émotionnel du texte sacré ou profane.

Schein n’a pas eu le privilège de faire le voyage en Italie à cause de sa santé fragile, mais dans son recueil « Israels Brünnlein » il se montre un excellent connaisseur du madrigal italien à 5 voix, puisqu’il qualifiera son recueil du titre de « Geistliche Madrigale » (Madrigaux Spirituels).

Schütz restera toutefois fidèle à l’esprit du motet allemand influencé par le motet franco- flamand dans la lignée de Roland de Lassus. Sa « Geistliche Chormusik » (« Musique sacrée pour chœur ») se veut comme un bel exemple, pour les futures générations, de ce que peut réaliser la dure école du contrepoint. Toutefois l’influence de l’Italie n’est pas très loin, car cette écriture très riche laisse percevoir les « affetti » prônés par l’école de Monteverdi. Cette influence indirecte est également sensible chez le grand-oncle de JS BACH, Johann Christoph, auteur de motets intégrant deux textes différents autour du même thème comme dans « Fürchte dich nicht ».

Quant à Monteverdi lui-même on sait l’énorme rôle qu’il a joué aussi bien dans la musique profane (Madrigaux, Opéras) que dans la musique religieuse. Les pièces de ce programme sont extraites de cet énorme recueil paru 3 ans avant sa mort (1640) sous le titre général « Selva Morale e Spirituale ». Elles sont d’esprit « chapelle » c’est à dire intimiste.

 

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Michel Laplénie - Direction : Chanteur français spécialisé d’abord dans le répertoire baroque allemand du 17ème siècle, Michel Laplénie a révélé la richesse de la littérature musicale européenne de cette période, notamment à travers de nombreux enregistrements discographiques. Il est unanimement reconnu comme une des figures du baroque contemporain.

Après des études de violon et d’allemand, Michel Laplénie se consacre définitivement au chant après sa rencontre avec William Christie. Il participe à la création des Arts Florissants, avec lequel il travaille jusqu’en 1992, ainsi qu’à la naissance de l’Ensemble Clément Janequin, avec lequel il collabore jusqu’en 1986. En 1986, Michel Laplénie crée son propre ensemble vocal Sagittarius, du nom latinisé d’Heinrich Schütz, maître incontournable de la vocalité allemande du 17ème siècle. L’ensemble, constitué de chanteurs professionnels à effectif variable, privilégie les petites formations, et met en valeur un répertoire de musique religieuse des 16ème au 18ème siècle, principalement allemande, mais aussi italienne, anglaise ou française. Michel Laplénie a ainsi dirigé Sagittarius, pendant 30 ans, dans la plupart des grands festivals français ainsi que dans de nombreux pays, permettant à un public curieux d’apprécier ces œuvres méconnues. Personnalité moins médiatisée qu’un William Christie ou un René Jacobs, Michel Laplénie, par sa volonté de trouver une manière d’interpréter fidèle à l’esprit de l’époque, par une démarche de recherche musicologique des sources du baroque, est aujourd’hui un collègue estimé de ces célèbres figures du baroque.

 

Angélique Letterier – Soprano : Angélique Leterrier débute le chant dès l'âge de onze ans, entre au CNR de Versailles en 1992 et poursuit ses études musicales au CNR de Caen, qui lui décerne en 2000 le Prix d'Excellence de Chant, puis le Prix d’Excellence de Musique de Chambre. Depuis 2001, elle se produit régulièrement avec les Chœurs de l'Opéra de Rouen ainsi que le Chœur Accentus dirigé par Laurence Equilbey, et participe à ses tournées internationales, en Europe de l’Est, au Brésil et au Japon. Avec l’ensemble Opus 14 de Gilles Treille, elle explore le répertoire baroque. Depuis 2004, elle fait partie de Diakhrôma, ensemble à 12 voix dirigé par Nicolas André, interprétant diverses œuvres de musique contemporaine. A la scène, elle s'est produite dans The Beggar's Opera de Benjamin Britten, Die Lustiger Nibelungen d'O. Strauss, La Belle Hélène et La Périchole de Jacques Offenbach, Didon et Enée de Purcell, Les Noces de Figaro et La Flûte Enchantée de Mozart, Carmen de Bizet…

 

Béatrice Mayo-Felip – Soprano : Béatrice Mayo-Felip, espagnole d’origine, fait ses études musicales au conservatoire de Perpignan, où elle obtient plusieurs récompenses : prix de formation musicale, d’accordéon, de flûte traversière, de chant et d’art lyrique dans la classe de Danièle Perriers. En 1994 elle intègre le Centre National d’Insertion Professionnelle à l’Art Lyrique de Marseille, où elle aborde un large répertoire lyrique, de musique de chambre et la musique ancienne, dans la classe de Bernard Fabre Garrus, directeur d’« A Sei Voci ». Parallèlement, elle se perfectionne dans le travail scénique avec Alain Garichot. Depuis, elle collabore régulièrement avec les ensembles « A Sei Voci », « Akademia », « Le Poème Harmonique », « Arpeggiata », « Almasis », « Les Jeunes Solistes » … 

 

Jérôme Gueller – Ténor : Après des études de clarinette, Jérôme Gueller commence celles du chant. Il obtient le DEM de Chant du CRR de Caen en juin 2010. De nombreuses rencontres sont importantes : Pierre Mervant mais aussi Howard Crook, Jean-Paul Fouchécourt, Stuart Patterson ou Dame Felicity Lott. Jérôme Gueller a travaillé en chœur avec Valérie Fayet et avec Michel Piquemal et l’interprétation du lied et de la mélodie avec Marie-Pascale Talbot, Florence Boissolle et Jamal Moqadem. Il fait partie de plusieurs ensembles comme Diakhrôma, Opus14 ou la Maîtrise de Caen. Il participe régulièrement à des productions lyriques (oratorio, opéra et opérette) : Le Pauvre Matelot de D. Milhaud, Pygmalion de J.-Ph. Rameau, Cantates, Magnificat et Messe en Si de J.-S. Bach, Petite Messe Solennelle de G. Rossini, Missa de Gloria de G. Puccini, Requiem de W. A. Mozart mais aussi les rôles de Remendado dans Carmen de G. Bizet, Pâris dans La Belle Hélène d'Offenbach…

 

Jean-Marc Savigny – Baryton : Jean-Marc Savigny a débuté ses études musicales au CNR de Caen dans la classe de Luc Coadou. Il rejoint en 1994 la maîtrise de cette ville, dirigée alors par Robert Weddle, où il décide, au contact de chanteurs professionnels de faire de cette passion un métier. Cette collaboration avec la maîtrise continue aujourd’hui ce qui lui permet d’engranger une solide expérience du répertoire sacré maîtrisien. En 1998 il participe à l'académie d'Ambronay sous la direction de William Christie et entre par la suite au chœur des Arts Florissants avec lequel il chante parmi les plus belles œuvres du répertoire baroque français : les Indes Galantes, Les Boréades, les Paladins. Il s'est perfectionné auprès de Noël Barker et d'Alain Buet. Par ailleurs, Jean Marc Savigny a chante, entre autres, au sein du chœur Accentus, avec l’ensemble les Eléments, à l'Opéra de Rouen ou encore au sein du Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm…

 

Arnaud Richard – Basse : Obtient en 2000 le prix d’excellence du CNR de Caen, puis parfait sa formation auprès d’Alain Buet. Son répertoire, tel que l’illustre sa discographie, embrasse des ouvrages de l’âge baroque à nos contemporains, qu’il interprète en concert ainsi qu’à l’opéra. Il se produit régulièrement à l’Opéra de Rouen, de Caen, à l’Opéra National du Rhin à Strasbourg ainsi qu’à l’Opéra de Versailles. Reconnaissance internationale lorsque le chef d’orchestre Teodor Currentzis lui demande de chanter « Aeneas » et d’enregistrer le Requiem de Mozart. Il débute à l’opéra de Stuttgart dans L’Ecume des jours (d’Edison Denisov) et entreprend de nombreuses tournées internationales avec Les Arts Forissants sous William Christie. Ainsi il apparaît dans Atys (Lully), David et Jonathas (Charpentier) notamment dans le rôle de Saül et dans Maître à danser au Festival d’Aix-en-Provence, à l’Opéra-Comique Paris et sur les scènes lyriques de Bordeaux, Londres, New-York, Moscou…

 

Frédéric Hernandez – Orgue : Il commence ses études musicales par le piano, puis après un cursus complet de musique ancienne au CRR de Strasbourg, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans les classes de clavecin et de basse continue de Françoise Lengellé, Dirk Boerner et Yves Rechsteiner. Il y obtient les premiers prix de clavecin et de basse continue, puis se perfectionne avec Béatrice Martin à Barcelone, ainsi que lors de stages et master class avec Jesper Christensen, Pierre Hantaï, Christophe Rousset, Blandine Verlet. Il se produit dans différentes productions avec Martin Gester et collabore avec différents ensembles : l’Ensemble 415, l’Orchestre de Bretagne, le Poème Harmonique, l’orchestre de l’Opéra de Rouen…

 

Benoît Bératto – Violone : Il entre en 2006 au Conservatoire Populaire de Musique de Genève où il étudie la contrebasse et la viole de gambe. Son cursus Genevois achevé, et pour se spécialiser en musique baroque, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où il suit pendant cinq ans une formation de contrebasse historique, de violone, de direction de chœur et de musique de chambre (avec Kenneth Weiss) et en sort diplômé en master en 2015.

Il joue alors sous la baguette de grands chefs tels que Paul Agnew à l’Opéra Bastille, Sigiswald Kuijken au Théâtre du Châtelet, Jean Marc Aymes au Théâtre National de la Criée…

Il se produit actuellement avec de nombreux ensembles : la Chapelle Rhénane (Benoît Haller), le Concerto Soave (Jean Marc Aymes), l’ensemble Jacques Moderne (Joël Suhubiette), les Chantres de Saint Hilaires (François Xavier Lacroux), Sagittarius (Michel Laplénie) ou encore le Concert Spirituel sous la direction d’Hervé Niquet…

Quentin du Verdier - Récital d'orgue

Jeudi 13 août 2020 à 18 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Né en 1997, Quentin du Verdier a commencé ses études de l’orgue à Tulle (Corrèze) auprès de Paul Cluzeaud, titulaire de l’orgue de la cathédrale, puis d’Emmanuel Hocdé au conservatoire départemental. Il est entré en 2015 dans la classe d’orgue de Jean-Baptiste Robin (compositeur, concertiste et titulaire de l’orgue de la Chapelle Royale du Château de Versailles) au Conservatoire Régional de Versailles, et y a décroché le Diplôme d’Etudes Musicales puis de Perfectionnement mentions très bien. En 2018 il a été reçu, par concours et à l’unanimité du jury, au Conservatoire National Supérieur de Paris en Orgue-Interprétation. Il y reçoit l’enseignement d’Olivier Latry (Notre-Dame de Paris) et Michel Bouvard (Saint-Sernin de Toulouse).

Il s’est produit en concert dans le cadre du Festival de Bélaye, des concerts de la Chapelle Royale de Versailles, à Saint-Séverin à Paris, Poitiers, Lens, Deauville, Limoges, Périgueux, La Rochelle, Saint-Antoine-l’Abbaye... Au cours de diverses master-class il a eu l’occasion de recevoir les conseils de Vincent Dubois (Notre-Dame de Paris), Olivier Houette (Cathédrale de Poitiers) ou encore Vincent Warnier (Saint-Etienne-du-Mont de Paris).

Il a remporté en septembre 2018 le Premier Prix du concours international Pierre de Manchicourt pour la partie de musique classique française à Lens, et a été admis en 2019 par concours dans la classe d’improvisation à l’orgue de Thierry Escaich et Laszlo Fassang au CNSM de Paris.

Il est titulaire-adjoint de l’orgue de la cathédrale Notre-Dame de Tulle qui est considéré comme le plus bel instrument de la région Limousin et assure aussi depuis presque deux ans la direction artistique des nombreux concerts qui y sont donnés par les Amis de l’Orgue. 

Panorama de la musique d’orgue

 

JP Sweelinck : Fantaisie Chromatique
Nicolas de Grigny : Extraits de la Messe du Livre d’Orgue :

Chromorne en Taille à deux parties Basse de de trompette
Fugue à 5 du Gloria

JS Bach : Prélude et fugue en la mineur
César Franck : Choral n°3 en la mineur
Quentin du Verdier : Improvisation sur le Ave Maris Stella 

Ensemble Flores Myrtae - Veni electa - Programme autour du Cantique des Cantiques 

Jeudi 13 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Flores Myrtæ réunit sept chanteuses, issues de formation de musique ancienne qui partagent leur passion pour la musique médiévale, notamment pour le chant grégorien. Ce jeune ensemble, fondé en 2016, chante mensuellement à l’église Saint-Paul Saint-Louis à Paris et à l’occasion des concerts réguliers (en France – en Île de France et à Paris, Centre culturel tchèque, Festival International de Chant Grégorien à Watou en Belgique) mettent en jeu le rapport les liens du grégorien à la polyphonie médiévale et contemporaine. L’ensemble travaille souvent en lien avec Henrik Ødegaard et David Allain-Nihil.

Ensemble Les Saint-Cyriens - Musique sacrée des Demoiselles de Saint-Cyr

Samedi 15 août 2020 à 16 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

L'Ensemble Les Saint-Cyriens est né à l'occasion de la création de ce programme autour de la musique composée et jouée pour les Demoiselles de Saint-Cyr, établissement sous les auspices de Madame de Maintenon. Le fil conducteur de ce programme est né lors de la belle découverte du Miserere de Clérembault, il y a déjà plusieurs années, et qui fut l'occasion de donner vie à cette belle musique. Le répertoire des Demoiselles de Saint-Cyr se compose de trois grand axes : musique liturgique, musique spirituelle et profane. Les deux premiers axes étant les raisons principales de la présence de la musique dans l'éducation des Demoiselles.

L'ensemble est alors formé, à cette occasion, de trois chanteuses, pour ce répertoire exclusivement féminin, ainsi que de trois instrumentistes assurant le rôle de basse continue, base de l'écriture baroque française. Camille Souquère, Danaé Monnié toutes deux sopranos seront aux côté de la mezzo-soprano Astrid Dupuis. Elles seront accompagnées au continuo par Guillaume Haldenwang, à la viole de gambre Julie Petit et au théorbe par Nicolas Wattine.

Programme du Concert 

Miserere à 3 voix - Clérambault

Hodie Christus natus est – Clérambault

Quam pulchra es – Nivers

Ave Verum Corpus – Nivers

Domine Salvum fac Regem - Thomelin

Ante thronum Trinitatis à 2 voix (motet pour la ste Vierge) - Clérambault

3 motets à la Vierge - Nivers 

 

Julie Petit découvre la viole de gambe dès son enfance, et se forme auprès de Caroline Howald, Guido Balestracci, Christine Plubeau ou encore Philippe Pierlot au sein de grands conservatoires européens où elle obtient ses diplômes.

Julie se produit avec le Bug’s Consort (dir. P. Pierlot), Les Musiciens de St-Julien (dir. F. Lazarevitch), la maîtrise de Caen (dir. O. Opdebeeck), les Voix Animées (dir. L. Coadou). Ainsi qu’avec des ensembles de sa génération tels l’Ensemble Zene (dir. B. Kele-Baujard), le Songe du Roi (dir. P. Heilmann), ou encore au théâtre dans Cyrano (mise en scène L. Herson-Macarel).

En 2015, elle fonde avec Nicolas Rosenfeld l’ensemble Le Palais des Songes, avec lequel ils s’attachent à créer des programmes où la musique se met au service d’un récit original, historique ou théâtral.

Julie possède également son Diplôme d’État et enseigne actuellement au Conservatoire de Bussy-Saint-Georges.

Nicolas Wattinne obtient un prix de flûte à bec au conservatoire de Marseille et découvre par la suite sa vocation pour le luth et le théorbe. Il débute ainsi des études au conservatoire de Versailles, dans la classe de Benjamin Perrot, qui l’amèneront à suivre des master-classes de maîtres tels que Rolf Lislevand, Eric Bellocq, Pascale Boquet, ou encore Claire Antonini.

Il collabore avec divers ensembles tels que l’ensemble Elyma, Les Folies Françoises, l’ensemble Correspondances, Le Poème Harmonique, Les Épopées, Pages et Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles, l’ensemble Voz Latina, Il Buranello… Il se produit également dans diverses productions théâtrales, au sein de la Compagnie Ah! ou bien de la Compagnie La Fabrique à Théâtre.

Ces collaborations lui ont permis de jouer sous la direction de chefs comme Gabriel Garrido, Sebastien Daucé, Stéphane Fuget, Vincent Dumestre, Olivier Schneebeli…

Guillaume Haldenwang commence le clavecin au Conservatoire de Niort puis de Paris dans la classe de Noëlle Spieth et poursuit ses études auprès de Béatrice Martin et Frédéric Michel. Au cours de master-classes, il bénéficie de l’enseignement des clavecinistes Pierre Hantaï, Bertrand Cuiller ou encore Francesco Corti.

Il est invité en tant que soliste dans de nombreux festivals, tels que l’Hiver Musical de Saint-Leu ou encore le festival Claviers en Pays d’Auch, où la critique loue « son jeu d’une clarté absolue » (Resmusica). En 2019, puis à nouveau en 2020, il est lauréat de la fondation Royaumont.

Continuiste apprécié, Guillaume Haldenwang se produit au sein de l’Ensemble Correspondances (dir. Sébastien Daucé) et de l’Ensemble Matheus (dir. Jean-Christophe Spinosi). En 2017, il co-fonde l’Ensemble La Palatine avec Marie Théoleyre, Noémie Lenhof et Nicolas Wattinne, trois talentueux amis rencontrés durant ses études. Cet ensemble obtient plusieurs prix (Concours Biber 2019, Eeemerging +) et se produira au festival d’Ambronay en septembre 2020, ainsi qu’à Göttingen et Bucarest.

Astrid Dupuis découvre sa passion pour le chant au sein de la London Philharmonic Choir. La Mezzo-soprano se perfectionne au Conservatoire Jacques Thibault de Bordeaux puis à l'Opéra Studio Les Maîtres Sonneurs à Toulouse.

En tournée en Chine en 2018 puis en Corée du Sud en 2019, elle interprète divers rôles dans la production Les Misérables en Concert. Elle se forme auprès de Damien Guillon, Jean-Noël Briend et Sylvie Valayre, Inaki Encina et Carlos Aransay (soliste dans l'oratorio de Telemann Der Tag des Gerichts), Hans Pieter Herman, Alexander Oliver, Raphaël Pichon, Nathalie Dessay et Laurent Naouri, Irina Sisoyeva, etc. Astrid Dupuis est membre de l'Ensemble vocal Aïgal, voix de femmes a cappella au répertoire varié et qui a remporté le Prix d'Honneur au Concours International Léopold Bellan 2019 (Paris).

Pendant la Saison 2019-2020 elle collabore avec le Chœur du Palais Royal (Jean-Philippe Sarcos) en tant que choriste et soliste.

Elle sera Suzuki dans Madama Butterfly de Puccini lors du Festival Più di Voce en Dordogne et au printemps 2021 elle chantera l'oratorio Der Tod Jesu de Telemann à la Philharmonie de Cologne par l'Ensemble Diderot dirigé par Johannes Pramsohler.

Astrid Dupuis a reçu la Mention d'Honneur au Concours d'Honneur des Maîtres du Chant 2018 (Paris).

 

Danaé Monnié intègre en 2007 le département Chant Lyrique du Conservatoire à Rayonnement Régional de Bordeaux dans la classe de Sharon Coste, et obtient en 2015 un D.E.M. Chant Lyrique Mention A. 

Elle obtient en 2017 un D.E.M Chant Baroque Mention Excellent au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle intègre ensuite le Cycle Concertiste lyrique du CRR de Paris dans la classe de Florence Guignolet et travaille parallèlement avec des ensembles tels que Le Concert de la loge, le Galilei Consort, l’Ensemble Correspondances, La Simphonie du Marais, Le Concert Spirituel, Le Concert d'Astrée ou encore Les Talens Lyriques. 

En septembre 2018 elle interprète le rôle titre de l’Oratorio Santa Editta de Stradella, avec l’Ensemble Il Groviglio, puis en octobre, elle incarne Enone, dans La Descente d’Orphée aux enfers de Charpentier sous la direction de Sébastien Daucé, puis le rôle d’une Bergère sensible dans Tarare de Salieri sous la direction de Christophe Rousset, enregistré la même année.

Elle interprètera le rôle de la Troyenne dans Idoménée de Campra au mois d'Octobre à l'Opéra de Lille sous la direction d'Emmanuelle Haïm.

 

Camille Souquère, s'est formée au Conservatoire de Bordeaux à partir de 2014 sous les conseils de Maryse Castets et Sharon Coste. En 2017 elle intègre le Centre de Musique Baroque de Versailles, dont elle est diplômée en Juin 2019 à l'unanimité du Jury. Lors de ses années d'études, elle se forme auprès d'artistes comme Damien Guillon, Yves Coudray, Hubert Humeau, Kévin Manent, Olivier Schneebeli, Valérie Philippin ...

En Février 2020 elle est la soprano soliste du Requiem de Mozart dirigé par Salvatore Caputo, à Bordeaux. En 2019, elle travaille avec l'Ensemble Les Suprises, Les Talens Lyriques. Elle chante Belinda en Juillet 2019, lors du Festival Les Baroquiales. En Août 2018 elle a interprété le rôle de Bellezza dans Il Trionfo del Tempo e del Disinganno lors de l'Académie du Périgord Noir (dir. d'Inaki Encina Oyon). Cette même année, elle jouait Pamina avec Les Chants de Garonne, (dir. de Jean-François Gardeil.

La soprano a également participé à la production de l'Opéra de Massy, Carmen en Mai 2020 et fera ses débuts avec l'Ensemble Marguerite Louise cet été. Elle interprétera à nouveau Belinda en Septembre 2020 (dir. Jean-Sébastien Beauvais). En Octobre 2020, elle chantera sous la direction de Jérôme Correas le Stabat Mater de Pergolese. Puis au printemps 2021 elle collaborera avec l'Ensemble Diderot (dir. Johannes Pramsohler) pour l'oratorio Der Tod Jesu de Telemann à la Philharmonie de Cologne.

Les Chantres de Paris - Cum Jubilo

Samedi 15 août 2020 à 21 h - église Notre-Dame du Cap Lihou

Avec leur programme Cum Jubilo, les Chantres de Paris se proposent de rétablir l’œuvre de Maurice Duruflé dans le contexte symbolique de sa composition en les intégrant à un ensemble d’autres pièces qui en soutiennent le sens musical et sacré. Depuis le répertoire grégorien, auquel est emprunté la Missa IX Cum Jubilo, jusqu’aux créations contemporaines, ce programme fait redécouvrir certains aspects propres à la célébration des mystères mariaux et de la « jubilation » des messes votives : chaque pièce nous fait entrer dans un aspect particulier du mystère de la Maternité divine et de la joie qui y est associée. 

Luc Bertin-Hugault - basse

Virgile Ancely - basse

Christophe Gautier - baryton

Damien Rivière - ténor 

Blaise Rantoanina - ténor 

Johann Vexo - orgue

SALVE SANCTA PARENS              Introït grégorien        

KYRIE                                        Missa Cum Jubilo de M. Duruflé

GLORIA                                     Missa Cum Jubilo de M. Duruflé

DIFFUSA EST                              Graduel de D. Rouger

LECTURE D’ISAÏE                             

ALLÉLUIA POST PARTUM               Alléluia grégorien    

PRÉLUDE SUR LE NOM D’ALAIN    Maurice Duruflé        

LITANIES DE LA SAINTE VIERGE     Faux-bourdon            

LITANIE                                      Jehan Alain            

SANCTUS                                  Missa Cum Jubilo de M. Duruflé

BENEDICTUS                              Missa Cum Jubilo de M. Duruflé

NOTRE PÈRE                               Maurice Duruflé

AGNUS                                     Missa Cum Jubilo de M. Duruflé

BEATA VISCERA                           Grégorien et faux-bourdon

FUGUE SUR LE NOM D’ALAIN       Maurice Duruflé            

ITE MISSA EST                             Grégorien

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