CONFERENCES

INFORMATIONS

Compte tenu des restrictions sanitaires, la totalité des événements du festival se déroulent à l'intérieur de l'église Notre-Dame du Cap Lihou.

Pour votre sécurité :

  - Le port du masque est obligatoire à l'intérieur de l'église.

  - Du gel hydroalcoolique vous est proposé à l'entrée de l'église.

  - Un sens de circulation est défini :

    - L'entrée se situe coté rue, face au 3 Place du Parvis Notre-Dame.

    - La sortie s'effectue par la grande porte sur le Parvis.

Merci,

L'équipe organisatrice.

COMPLEMENTS

HORAIRES

Les conférences commencent à 11h et terminent à 12h15.

Les zouaves pontificaux, engagement et transmission.

Conférence d’Antoine Bruneau

Lundi 2 aout - 11H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Si le mot est resté dans l’imaginaire populaire, peu savent qui furent vraiment les zouaves pontificaux, ces soldats qui se mirent spontanément, en 1860, au service de la défense des États du pape. Antoine Bruneau, historien, s’est passionné pour l’aventure de ces hommes, au point de publier un livre consacré à l’un d’entre eux, Frédéric de Saint-Sernin. Il voit dans le parcours des zouaves une école d’engagement et de transmission. D’abord conservateur du musée de Loigny-la-Bataille, il s’est spécialisé dans l’étude des témoignages historiques.

« La liberté religieuse à l’épreuve de la crise sanitaire. »

Conférence de Maître Jean-Baptiste Chevalier

Mardi 3 aout - 11H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

L’expérience du premier confinement a engendré une situation sans doute inédite : l’impossibilité, étendue à l’échelle d’une grande partie de la planète, de se rendre à un culte. L’articulation de la liberté religieuse, liberté fondamentale, et des restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre une épidémie mérite d’être passée au crible d’une solide analyse juridique. Maître Chevalier est avocat au barreau de Rennes. Il a été assistant de justice au Conseil d’État, chargé d’enseignement en droit administratif à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et collaborateur d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation.

L’amitié spirituelle ou quand Dieu s’invite à l’improviste. 

Conférence de Sonia Dumesnil

Mercredi 4 aout - 11H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

D’Aristote à Jean-Paul II puis Benoît XVI, en passant par saint Augustin ou encore saint Aelred de Rielvaux, l’amitié a fasciné les plus grands penseurs de tous les temps, et particulièrement « l’amitié spirituelle ». Mais que signifie pour eux véritablement « l’amitié spirituelle » ? Éclairée par des citations de saints et de Pères de l’Église, cette conférence vous propose une introduction à « l’amitié spirituelle », qui, selon eux, constitue le véritable chemin de sainteté et de communion à Dieu. Docteur en littérature, langues, littératures et civilisations étrangères, Sonia Dumesnil est actuellement directrice de RCF Calvados-Manche.

Charles le catholique : la foi du général de Gaulle

Conférence de Gérard Bardy

Jeudi 5 aout - 11H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

La mémoire du Général de Gaulle reste vive chez beaucoup de Français, et nombreux sont les hommes politiques qui s’en réclament aujourd’hui encore. L’homme d’État fut un fervent catholique, d’aucuns d’ailleurs n’hésitent pas à le qualifier de dernier « roi chrétien », et il dut faire face au défi complexe de l’articulation entre politique et Évangile. Gérard Bardy est journaliste et historien, il fut correspondant militaire pour l’Agence France-Presse. Il a également dirigé pendant 10 ans le magazine Le Pèlerin. Il a publié l’année dernière un ouvrage intitulé Charles le catholique.

Été 1944 : le clergé du diocèse de Coutances sous les bombes.

Conférence de l’abbé Daniel Jamelot

Vendredi 6 aout - 11H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Traumatisants pour toute une génération, les bombardements qui permirent la libération impactèrent également la vie pastorale. Les témoignages heureusement conservés de quelques prêtres du diocèse de Coutances, souvent dramatiques, permettent de retracer le cours des évènements. M. l’Abbé Jamelot est recteur de la cathédrale de Coutances et vicaire épiscopal. Il a publié et annoté, dans la Revue de la Manche de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Manche, le journal de Mgr de Chivré, archiprêtre de Saint-Lô, sur les évènements tragiques de juin-juillet-août 1944.

Les évènements de Pontmain, 17 janvier 1871 : récit d’un voyant par Joseph Barbedette.

Conférence de Gilbert Goizin

Jeudi 5 aout - 18H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Le jubilé des 150 ans de l’apparition de la Vierge Marie à Pontmain nous fournit l’occasion de nous replonger au cœur des évènements du 17 janvier 1871. Il ne s’agira pas d’un énième récit de l’apparition déjà largement connue, mais d’une analyse littéraire du témoignage, publié 20 ans après les évènements, du jeune voyant de 10 ans qui deviendra ensuite le Père Joseph Barbedette, oblat de Marie immaculée. M. Goizin est professeur agrégé de lettres modernes à l’Institut catholique de Rennes. Il est intervenu lors du colloque organisé à l’occasion du jubilé au mois de janvier dernier.

Sonates et duos de violons :
Leclair et Guignon

Sébastien Bouveyron et David Bahon, violon

Vendredi 6 aout - 18H00

Abbaye de la Lucerne, église abbatiale Sainte Trinité

Jean-Marie Leclair et Jean-Pierre Guignon (né Giovanni Pietro Ghignone) sont certainement les deux violonistes compositeurs les plus célèbres sous le règne de Louis XV. Les deux ont d’ailleurs travaillé à son service : Guignon jusqu’à la fin de sa carrière, tandis que Leclair a préféré démissionner de son poste pour se lancer dans des tournées et une vie plus incertaine et aventureuse.

Leurs œuvres pour violon sont particulièrement riches et inventives, Guignon mêlant adroitement une certaine virtuosité à l’italienne avec l’élégance et le raffinement si prisés des Français, Leclair s’avérant être un maître subtil des affects et un virtuose hors pair.

Sonates et duos de violons :
Leclair et Guignon

Sébastien Bouveyron et David Bahon, violon

Samedi 7 aout - 20H30

Vains, Saint Léonard, église du Prieuré

Jean-Marie Leclair et Jean-Pierre Guignon (né Giovanni Pietro Ghignone) sont certainement les deux violonistes compositeurs les plus célèbres sous le règne de Louis XV. Les deux ont d’ailleurs travaillé à son service : Guignon jusqu’à la fin de sa carrière, tandis que Leclair a préféré démissionner de son poste pour se lancer dans des tournées et une vie plus incertaine et aventureuse.

Leurs œuvres pour violon sont particulièrement riches et inventives, Guignon mêlant adroitement une certaine virtuosité à l’italienne avec l’élégance et le raffinement si prisés des Français, Leclair s’avérant être un maître subtil des affects et un virtuose hors pair.

De Bach à Brahms

Choeur Ephata

Dimanche 8 aout - 18H00

Eglise Saint Pierre, Mont Saint Michel

Créé en décembre 2017 sous l'impulsion de Rogatien Despaigne, alors lycéen, le Chœur Éphata est un ensemble vocal de jeunes, âgés de 16 à 22 ans, qui met à l'honneur le répertoire sacré du XVIe siècle à nos jours. Initialement un groupe d'amis passionnés, les chanteurs se sont rapidement organisés en association pour promouvoir cette musique au plus grand nombre. Unis par la quête d'excellence, l'amitié et la jeunesse, ils souhaitent briser les idées préconçues et prouver que cette musique est accessible à tous. Après 3 ans d'existence, c'est au total plus de 20 concerts qui ont été donnés en France et en Italie ainsi qu'un CD enregistré.

Aujourd'hui, le chœur s'érige autour de 3 piliers : la diffusion de la musique sacrée avec des programmes ambitieux, le chant fréquent de la liturgie et plus récemment la transmission par la participation. C'est dans ce cadre que nous avons le privilège de donner ce programme de musique sacrée au Mont Saint Michel, programme centré sur la musique allemande et la parenté entre Bach, Zelenka, Mendelssohn, Bruckner et Brahms. Venez découvrir la richesse de ce patrimoine musical ! 

Veni in hortum meum...
Polyphonies sacrées et profanes autour du Cantique des cantiques

Ensemble vocal Le Cénacle

Lundi 9 aout - 21H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

“Viens dans mon jardin...” Par cet appel de la Bien-Aimée du Cantique des cantiques, l’Ensemble Le Cénacle nous invite, au cœur de l’été, à un parcours empreint de spiritualité et de poésie.

 

L’image du jardin clos, « hortus conclusus » du Cantique, associée à la dévotion mariale, trouve son écho dans la poésie profane : vision de jardins exhalant leurs senteurs sous le soleil ardent, source d’inspiration des madrigalistes de la Renaissance, nature verdoyante et ondoyante illustrée par les compositeurs romantiques, nature champêtre célébrée dès le Moyen Âge dans Sumer is Icumen In ou encore “nature éternelle” magnifiée par Saint-Saëns dans Les Fleurs et les arbres. 

Mêlant les effectifs, les répertoires et les langues − latin, français, italien, russe, anglais −, ce voyage estival nous fait traverser des paysages sonores variés, par des compositions de la Renaissance italienne et franco-flamande (Palestrina, Andrea Gabrieli, Josquin des Prez), du premier Baroque (Gesualdo, Monteverdi), du XIXème (Tchaïkovski, Delius, Saint-Saëns) et du XXème s. (Ropartz, Britten). 

Fondé en 2019 sous l'impulsion de Stanislas Herbin et placé sous la direction de Pierre Chépélov, compositeur et chef de chœur, Le Cénacle réunit de huit à douze chanteurs professionnels autour de programmes a cappella mettant en exergue des compositions célèbres du répertoire choral à côté d'œuvres rarement données en concert. 

L'ensemble a également à cœur d'explorer un univers poétique varié (Shakespeare, Goethe, Hugo, Verlaine, Mahmoud Darwich) en lien avec la thématique de ses programmes, et de mettre en valeur les textes, lus et chantés, par une attention toute particulière à la langue, qu'elle soit familière ou rare. 

Le Cénacle entame en 2021 une tournée de concerts en Normandie, leur nouvelle région d’attache. 

Récital « Marie et la France »
Jacques-Olivier Jadfar, conteur - Lucie Girard, violoncelle - Mara Dobresco, piano

Les jeunes Chambristes

Mardi 10 aout - 18H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Le 13 octobre 1131 se produit un événement inouï qui faillit faire basculer la monarchie, la jeune dynastie capétienne, la France tout en entière. Un animal vient se mettre dans les pattes du cheval du roi qui le désarçonne, piétine le roi sacré qui meurt peu après 

Si elle n’est pas prononcée, la question est dans tous les esprits : la Providence désavoue-t-elle la dynastie robertienne ? C’est définitif… les Robertiens sont à jamais souillés par ce cochon du diable. Mais trois géants de l’époque, le roi de France, Saint Bernard et l’abbé Suger, trois amoureux de la Vierge vont changer le cours de l’Histoire.

C’est ce que nous raconte en musique les jeunes chambristes dans un concert exceptionnel…

…du Nocturne…

Ensemble Les Temps dérobés

Mardi 10 aout - 21H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

On trouve les origines du genre du nocturne au début du XIXème siècle en Irlande, avec le compositeur John Field (1782 – 1837) ; ces pièces instrumentales étaient essentiellement destinées aux exécutions en plein air, au soir descendant, par un soliste ou un petit ensemble. Les nocturnes pour piano de John Field, au nombre de 18, représentent un alliage de caractères très spécifique. Par leurs mouvements lents et néanmoins allants, leurs débits ininterrompus d’arpèges, par la résonance inhérente à l’instrument d’époque, ils mêlent le fluide au contemplatif. Le contexte romantique de leurs exécutions, en plein air, dans l’obscurité grandissante du soir, transcende ces caractères et l’instant sensible qu’ils installent.

Nul doute que l’atmosphère musicale dégagée par ce genre ait influencé durablement tout un pan de la musique britannique et au-delà. Outre le genre proprement dit du Nocturne que l’on retrouvera sur le continent chez Chopin, Alkan, puis Fauré, Debussy ou Boulanger, on trouve un florilège de genres imaginaires s’en inspirant, transposées au répertoire vocal. Ainsi apparaissent dès la fin du siècle Part-songs, Summer songs, To be sung on the water, etc. en abondance chez des compositeurs comme Elgar, puis Delius, Vaughan Williams ou Holst, à l’esthétique directement affiliée aux impressions ombragées et fluentes des nocturnes de Field. Deux répertoires mis en miroir…  Pour entamer cette mise en miroir, un reflet justement : celui renvoyé au chœur d’hommes chaleureux d’Edward Elgar par un chœur de femmes lointain dans une douce polytonalité. « There is sweet music here… ».

Douce musique, et déjà la présence de l’image de l’eau, miroir le plus pur où tout semble pourtant devenir flou… Puis, célébrant cette eau claire et pure, « amie à jamais fidèle », le chœur d’ondines se rapproche, au doux louvoiement du canon à trois voix de Gustav Holst. Une fois réunis, les deux chœurs célèbrent le soir d’été par la Midsummer Song espiègle de Frederick Delius. « The night is not far away… » Oui, la nuit approche, et avec elle, le deuil. Dans les bois et autour d’un semblant de tombe, une cérémonie sans pompes ni déplorations ; simplement le regard hagard des hiboux (Owls d’Elgar) et l’épitaphe soulagée d’un poète (Come away, Death de Murrill).  La nuit est tombée. Il est temps de retrouver l’onde pure, pour y chanter au rythme calme et régulier de la palme, « fendant l’onde encore et encore… ». Ce sont les résonances aquatiques de Barber et Delius, ce sont les ondulations des Nocturnes de Field et de Lili Boulanger qui nous accompagnent. Avant que toute forme ne se brouille définitivement dans l’onde, un dernier hommage à la nuit profonde, aux oiseaux maintenant silencieux et à la lune souriante, avec le poème Night de William Blake mis en musique par Philippe Mazé. Le reste de la nuit sera silence. Silence and Music, Vaughan Williams… Quant à l’éveil, il nous aurait été difficile de renoncer à une mélodie en langue française (la seule de ce programme), Après un rêve de Gabriel Fauré – sans doute l’un des compositeurs alliant le plus aisément nuit mystérieuse et flot qui passe, bref l’un des compositeurs à devoir être chanté sur l’eau, par un soir d’été.

La nuit est tombée. Il est temps de retrouver l’onde pure, pour y chanter au rythme calme et régulier de la palme, « fendant l’onde encore et encore… ». Ce sont les résonances aquatiques de Barber et Delius, ce sont les ondulations des Nocturnes de Field et de Lili Boulanger qui nous accompagnent. Avant que toute forme ne se brouille définitivement dans l’onde, un dernier hommage à la nuit profonde, aux oiseaux maintenant silencieux et à la lune souriante, avec le poème Night de William Blake mis en musique par Philippe Mazé. Le reste de la nuit sera silence. Silence and Music, Vaughan Williams… Quant à l’éveil, il nous aurait été difficile de renoncer à une mélodie en langue française (la seule de ce programme), Après un rêve de Gabriel Fauré – sans doute l’un des compositeurs alliant le plus aisément nuit mystérieuse et flot qui passe, bref l’un des compositeurs à devoir être chanté sur l’eau, par un soir d’été.

Récital jeune talent : Bach, Beethoven, Debussy

Priscille Pouget, piano

Mercredi 11 aout - 18H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Née en 2001, Priscille Pouget commence le piano au conservatoire de Troyes, de Nantes puis d’Amiens avant d’intégrer en 2020 le CRR de Paris en cycle spécialisé dans la classe de Celimene Daudet.

 

Elle étudie également la musique de chambre, l’écriture, le chant et la direction de chœur et se forme également à l'Ecole du Choeur Grégorien de Paris. En 2021, elle se produit dans le Concerto de Grieg avec l’orchestre du conservatoire du 17e arrondissement de Paris.

…des Ténèbres…

Ensemble Les Temps dérobés

Mercredi 11 aout - 21H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Aux origines de la liturgie chrétienne, les Ténèbres sont avant tout associées au deuil et à la douleur des trois derniers jours de la Passion du Christ. L’Office des Ténèbres se termine traditionnellement après la tombée de la nuit, et voit ainsi toute lueur s’évanouir progressivement jusqu’au dernier cierge… C’est autour de cette pénombre que nous avons souhaité créer, après les anthems anglais de Music for a Queen : O Nata Lux, notre second programme sacré. Contrairement au premier, dédié exclusivement au répertoire des XVIème et XVIIème siècle, ce programme rassemble des œuvres allant de la Renaissance à nos jours, en passant par l’époque Baroque et l’entre-deux guerres au XXème siècle. C’est ainsi un office imaginaire traversant les âges que nous nous proposons de présenter, avec pour seule source de lumière des lampes individuelles, veilleuses éparpillées qui disparaîtront lentement lors du dernier chant…

Le cœur de cet office imaginaire traversant les âges est constitué de cinq Répons des Ténèbres ; conçues de façon dialoguée entre deux textes de même sujet mais de registre différent se répondant l’un à l’autre – d’où l’appellation de répons – ces pièces étaient souvent spatialisées en ce sens, et la dramaturgie leur est inhérente. Ici, il s’agit d’une alternance de répons du compositeur contemporain polonais Paweł Łukaszewski avec ceux du compositeur espagnol du XVIème siècle Tomás Luis de Victoria ; mise en miroir de deux âges, deux façons de chanter la souffrance et l’abandon dans les Ténèbres… En prologue de ces pénombres responsoriales, un anthem à 8 voix de Henry Purcell, Hear my prayer O Lord, aussi bref qu’intense, et dont les douloureux chromatismes évoquent un cri de souffrance au milieu du recueillement, tel un impulsif présage de l’abandon…

Mais parmi tant de noirceur, il nous tenait à cœur de rechercher la lumière. Ainsi, disséminés dans la pénombre ambiante, les quatre mouvements de la Missa Dolce de Philippe Mazé apportent une matière chorale délicate et simple, aux clartés fugitives. De même, les irisations harmoniques du motet O sacrum convivium d’Olivier Messiaen illuminent doucement l’office. Ces sources de lumière restent ambiguës, et leur parenté avec l’ombre est perceptible ; c’est bel et bien « des Ténèbres » que naît cette lumière. L’Introït du Requiem pour double chœur a cappella du compositeur français Olivier Greif, quant à lui, plonge l’office dans ce qui semble être les méandres d’un songe… « Hush, little baby don’t say a word », murmure la comptine…

Cauchemars incarnés ou frayeurs enfantines ? Les voix de nos ténèbres sont impénétrables…

Consort Ludi Musici, ensemble de violes de gambe

Natacha Gauthier, direction

Jeudi 12 aout - 18H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Le Consort Ludi Musici est un ensemble de violes de gambe avec basse continue spécialisé dans la musique polyphonique du XVIIe siècle, nommé d’après l’œuvre éponyme de Samuel Scheidt signifiant Jeux musicaux.

Ses membres, diplômés des plus grands conservatoires de France, ont à cœur de défendre un vaste et magnifique répertoire encore méconnu de la musique du premier baroque, aux fortes colorations intimes et spirituelles.

 

La recherche esthétique de l’ensemble porte sur les couleurs et l’expressivité harmonique du contrepoint mises en relief par les nuances les plus extrêmes et l’usage des tempéraments d’accords de l’époque, ainsi que sur l’aspect rythmique ludique induit par les phénomènes de spatialisation sonore liés à l’écriture des pièces interprétées et par les diminutions et ornementations virtuoses qu’elles appellent.

 

Le Consort Ludi Musici se produit également dans des œuvres avec chœur de la même période ou de la Renaissance, comme le Requiem de Kerll, les Repons de Zelenka ou les Tenebrae Responsories de Victoria. 

Nuit du Piano

Hugues Reiner, piano

Jeudi 12 aout - 23H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Hugues Reiner écrit : « A l’âge de 5 ans, je me cachais sous le piano de concert de ma grand-mère. Le plus bel endroit du monde pour écouter mes tantes jouer l'intégrale de Chopin ! L'univers sonore, l'immersion totale était pour moi la découverte d'un monde harmonique... Je me mettais à jouer sans trop savoir, ensuite.  Puis vinrent les études de violon, chant, direction d'orchestre, de choeur... ! C'était aussi a l’âge de 10 ans le moyen extraordinaire de consoler mon père du drame incroyable qu'il avait vécu... aujourd'hui, c'est mon premier concert officiel d'improvisations, bien que sur Youtube, il y en a plus de 230 intitulées... Reinerade. » 

Issu d’une famille d’écrivains, musicien complet et artiste au grand coeur, chef d’orchestre, chef de choeur et pianiste, Hugues Reiner a dirigé plus de 1500 concerts symphoniques dans une quarantaine de pays, invité par les orchestres nationaux de nombreux pays. En France, il a dirigé, salle Pleyel, salle Gaveau, Théâtres du Châtelet et des Champs-Élysées, grand auditorium de Radio France. Depuis les années 1980, il fait participer à ses concerts des artistes au vécu particulier, des personnes exclues, en situation de handicap.

Requiem de Fauré : l'apaisement et la contemplation

Choeur Ephata - Rogatien Despaigne, direction

Vendredi 13 aout - 21H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Le Chœur Ephata nous propose ce magnifique programme autour du Requiem de Fauré. 

Unis par la quête d'excellence, l'amitié et la jeunesse, les jeunes chanteurs du chœur (16 à 22 ans) souhaitent briser les idées préconçues et prouver que cette musique est accessible à tous. Après 3 ans d'existence, c'est au total plus de 20 concerts qui ont été donnés en France et en Italie ainsi qu'un CD enregistré.

Le chœur s'érige autour de 3 piliers : la diffusion de la musique sacrée avec des programmes ambitieux, le chant fréquent de la liturgie et plus récemment la transmission par la participation. C'est dans ce cadre que nous avons le privilège et la joie de collaborer avec un ensemble instrumental d'étudiants pour donner le Requiem de Fauré. Laissez-vous envoûter par cette musique si douce et apaisée, pleine d'espérance et d'immortalité.

Bach et Mozart : un cocktail explosif !

Choeur Ephata - Rogatien Despaigne, direction

Dimanche 15 aout - 21H00

Eglise Notre Dame du Cap Lihou, Granville

Le Choeur Ephata clôture en beauté le Festival avec des œuvres de Bach et de Mozart. Pour rester dans le thème marial de l’Assomption, les jeunes chanteurs (16 à 22 ans), ont décidé d’interpréter le motet Fürchte dich nicht (Ne crains pas) et la cantate 10  Meine Seel erhebt den Herren (Magnificat) de Bach ainsi que la Messe solennelle en Ut Majeur et le Regina Coeli en Ut Majeur de Mozart. Ils auront à cette occasion la joie et le privilège de collaborer avec le Saint Georges Consort qui réunit des musiciens de tout horizon pour interpréter des œuvres de répertoire ancien sur instruments d'époque. Ce concert sera l'occasion pour le chœur de promouvoir la musique sacrée et de montrer que celle-ci n'est pas "passée de mode" mais bien au contraire que sa beauté et sa richesse sont immuables. Cette soirée couronnera aussi le travail entrepris par les chanteurs depuis plusieurs semaines pour redémarrer la saison des concerts après de trop longs mois d'absence. 

Occasion unique de se ressourcer auprès de ces grands compositeurs et goûter la fougue de jeunes passionnés qui seront ravis d'échanger avec vous à la fin du concert.