ART SACRE

L'Amour passionnel dans l'oeuvre de Jean-Georges Cornélius

1880-1963, peintre

J.G.Cornélius artiste inclassable ne s’inscrit dans aucun des grands mouvements du XX° siècle. S’il est très sociable : il fréquente Maurice Denis, Georges Devallières, Charles Cottet, Dignimont, Dunoyer de Segonzac pour les peintres ; Anatole Le Braz, Charles Le Goffic, Georges Bernanos pour les littéraires... Il peint seul et sa peinture très personnelle, toute imprégnée de mysticisme ne rentre dans aucune case.

’’ Cornélius vit son œuvre intérieurement, chacune de ses toiles est une pensée plastique. La nature ne lui fournit que les éléments de son dessin, l’essentiel de son œuvre est le symbole ’’ ( Fernand Cuvelier )

Après la guerre de 14/18 qui le marquera pour la vie et d’où il ramènera un ensemble de dessins poignant qui décrit la violence et l’horreur de la guerre ; J.G. Cornélius voyage. On le retrouve à New-York durant l’année 1924. Puis quelque temps à Bruxelles où il s’installe et enfin au Brésil en 1947.
C’est en 1948 qu’il se fixe définitivement sur nos côtes : il achète le manoir de Boursoul à Ploubazlanec. Il a déjà fait de nombreux séjours en Bretagne et dès 1910 la Bretagne est très liée à son œuvre.
Artiste chrétien (il s’est converti en 1931) sa peinture est l’expression nécessaire de sa pensée, de sa spiritualité. Le caractère rude de la Bretagne lui convient. Cette région mystique le transporte et il y trouve sur chaque grève, dans chaque chemin de campagne, dans chaque clocher, le sacré qu’il recherche.

En 2007, après une exposition monographique du peintre, quarante-huit tableaux et six dessins de Cornélius ont fait l'objet d'une donation par la fille de l'artiste au Musée du Hiéron de Paray le Monial. Trente de ses œuvres seront exposées de manière exceptionnelle dans l'église Notre-Dame du Cap Lihou.

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